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21/12/2011

LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS SÈMENT LE TROUBLE SUR L'AVENIR DE L'HOMME ...

... LA FÉMINISATION DES ESPÈCES S'APPLIQUANT AUSSI À L'ESPÈCE HUMAINE

PerturbateurEndocrinien2.jpg

" Ce n'est pas la dose qui fait le poison. Les effets sont plus forts à faible dose, ils sont différés dans le temps et sont transgénérationnels ". "Il y a, en outre, des effets-cocktails. » 

André Cicolella

Chercheur français en santé environnementale, spécialiste de l’ évaluation des risques sanitaires  

Des biberons au goût amer, des déodorants aux effluves de chimiothérapie, des conserves sexistes aux vertus stérilisantes, des meubles tendance tumeurs, des canettes aux relents de malformations foetales, des cosmétiques aux soins palliatifs...Les perturbateurs endocriniens* ont envahi tous nos intérieurs. 

Ces molécules sont partout dans notre univers domestique : les boîtes de conserve, les plastiques, les emballages, la nourriture, les produits ménagers, les composants informatiques, les cosmétiques....C'est bien simple, nous sommes cernés. Tout le monde est exposé, difficile voir impossible de leur échapper, et toutes les études indépendantes indiquent la corrélation directe entre ces substances chimiques et nombre de maladies chroniques, comme le diabète ou le cancer.

D’une manière générale, les cinq catégories de substances chimiques étudiées (le BPA, les phtalates, les composés polybromés, perflurorés et les parabènes) sont toutes dangereuses, mais ne sont pas considérées comme telles, alors que les risques sont nombreux : cancers (du sein, de la prostate,...), malformations génitales, diminution de la performance de la reproduction, abaissement de l’âge de la puberté, surtout chez les filles, diabète, obésité, troubles du comportement  (hyperactivité). D’après André Cicolella un consensus scientifique semble s’établir concernant l’impact sanitaire du bisphénol A (BPA) après exposition à faible dose pendant la gestation.

http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/12/veille_BPA_juil-sept-2011.pdf

 « Si vous mangez une boîte de raviolis et de fruits par jour, vous avez pratiquement déjà atteint la dose qui induit des effets sur les animaux."         "Une dose journalière deux millions de fois trop élevée »

La dose journalière admissible (DJA) pour le Bisphénol A – c'est-à-dire la dose que l'on peut absorber sans danger pour notre santé, fixée par les autorités sanitaires à 50 mg par kilo de poids corporel –, est « deux millions de fois trop élevée » pour André Cicolella.

"Les deux derniers rapports publiés en septembre 2011, l’un sur les effets sanitaires l’autre sur les usages du BPA, vont plus loin que les précédents. « Ce travail met en évidence des effets sanitaires, avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme, même à de faibles niveaux d’exposition », écrit l’Anses* dans son communiqué. Elle considère « disposer de suffisamment d’éléments scientifiques pour identifier d’ores et déjà comme prioritaire la prévention des expositions des populations les plus sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes ». (...) Elément important, l’Anses reconnait que les effets du bisphénol A mis en évidence par les études se produisent à « des doses notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins règlementaires ». En clair, il ne suffit plus de se référer aux doses journalières tolérables (DJT) définies par l’agence sanitaire européenne et contre laquelle se battent nombre de toxicologues".

L’interdiction du bisphénol dans tous les contenants alimentaires a été votée à l’unanimité par l’Assemblée le 12 octobre 2011.                                                                                          Cette mesure sera donc effective en 2014 et dès 2013 en ce qui concerne les contenants destinés aux enfants de moins de 3 ans. "Les suspicions sur le degré d’écotoxicité du bisphénol chez l’homme datent du milieu des années 2000 aux États-Unis où plusieurs chercheurs ont prouvé que l’ingestion de cette substance à petites doses induisait des cancers de la prostate ou du sein. Mais la première attaque contre le don d’ubiquité du BPA a été portée sur les biberons plastiques. « Le Canada a été le premier pays à les interdire », rappelle Dominique Belpomme, « après que les études américaines ont montré que plus l’exposition se fait tôt, autrement dit au stade fœtal, plus un cancer à des risques d’apparaître plus tard ». En France, après un travail de lobbying actif mené par le Réseau environnement santé durant l’examen de la loi Grenelle 2, l’Assemblée nationale a voté en juin 2010 à la quasi-unanimité un texte bannissant les biberons contenant du BPA. Une première étape, car, rapports alarmistes de l’Anses à l’appui, les parlementaires ont voulu aller plus loin, sous l’impulsion de Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne." (EstRepublicain.fr).

 Mais pour Patrick Lévy, médecin-conseil auprès de l’Union des industries chimiques (UIC), ce délai d'interdiction du bisphénol A est irréaliste "On ne sait pas, aujourd’hui, fabriquer de résines sans BPA qui satisfassent aux exigences de protection et de conservation des aliments. Les formules avec bisphénol ont l’immense avantage d’être efficaces dans n’importe quelle boîte conserve ou canette. Si on les remplace par des substituts, il faudra probablement mettre au point différentes formules adaptées à chaque aliment, en fonction notamment du pH. Les essais montrent que quand vous avez des produits acides - du coca ou des tomates en conserve par exemple - les résines sans BPA ne sont pas aussi résistantes à la corrosion que celles qui en contiennent. Il s’ensuit des risques de dégradation des aliments, de perte des qualités gustatives, voire de prolifération microbienne."       

La parole des industries alimentaires sur l'inocuité du bisphénol A rappelle étrangement celle des secteurs de la construction concernant l'amiante                                                        Le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-René Buisson, déclare sans ambage « qu’il n’y a pas de problème sur le bisphénol aux doses où il est utilisé. »

 Et encore faudra-t-il s’assurer de l’innocuité des produits de substitution : Pour Olivier Jardé (Nouveau Centre), dont le groupe avait milité en vain il y a quelques mois pour la suppression des phtalates, parabens et arkylphénols, s’"il faut se méfier de ce produit", il faut surtout ne "pas le remplacer par une molécule plus toxique", cite l’AFP. Un point essentiel sur lequel a également insisté le député UMP Paul Jeanneteau qui a jugé "fondamental de s’assurer de l’innocuité des produits de substitution". Pour cela, un rapport d’étape sur les substituts au bisphénol A et leur innocuité notamment devrait être transmis au Parlement au plus tard le 31 octobre 2012, d’après Xavier Bertrand. (MaxiSciences)                                                                                                    Dominique Belpomme (cancérologue et président de l’ARTAC, Associationpourla Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) : « Le bisphénol A a des remplaçants ; encore faut-il qu’on les teste, en termes de toxicité, avant de les mettre sur le marché. Ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Nous mettons sur la marché des produits dont on n’a jamais testé la toxicité... » 


http://youtu.be/HlGsxdZE5qI

Et si vous en redemandez, vous avez aussi entre autres choses: les lentilles franchement pas claires,  les produits informatiques qui feront bugger l'humanité, les bouteilles qui ne vous mettront pas qu'un coup dans l'aile,...

En effet, il y a beaucoup d’autres perturbateurs endocriniens (Phtalates, Agents ignifuges bromés « PBDE »...) utilisés dans des produits qui nous entourent, mais il faut bien reconnaître que le BPA est partout dans la fabrication de polycarbonate (CD, DVD, lentilles de contact et verres de lunettes, vaisselle en plastique, emballages alimentaires, bouteilles, petits appareils électroménagers, résines médicalesarticles pour l’automobile, produits informatiques et électroniques…) et de résines (Résines époxy, vinylesters, polyester, phénoplastes : linoléum, revêtements de sol en plastique, emballage alimentaire, citernes, tubes, tuyaux, colles, mastic, encres, peinture, vernis, émail, fibre de verre, bateaux, papier thermique (machines à CB)....

Si impossible semble français en matière de sortie de ces perturbateurs endocriniens (PE), outre-Atlantique cela ne leur paraît pas la mer à boire, ni l'océan visiblement, là-bas de grandes firmes agroalimentaires commencent à remplacer ces substances chimiques nocives : Eden Foods [une firme pionnière dans la nourriture biologique, ndlr] le fait depuis avril 2009, et General Mills s’y met. 

*Perturbateur endocrinien (Wikipédia) - extrait : La notion de perturbateur endocrinien (PE, aussi leurre hormonal, xéno-œstrogène, disrupteur endocrinien, etc.) est une notion apparue à la fin du XXe siècle pour désigner toute molécule ou agent chimique composé, xénobiotique ayant des propriétés hormono-mimétiques.

* L'Afssa, agence française de sécurité sanitaire des aliments, a fusionné il y a quelques mois avec l’Afsset, agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, pour donner l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l'environnement et du travail.

Marie-Monique Robin avait enquêté sur le Bisphénol A dans le cadre de son livre et documentaireNotre poison quotidien. Deux chercheurs, Ana Soto et Carlos Sonnenschein expliquent leur découverte dans cet extrait vidéo :
http://videos.arte.tv/fr/videos/notre_poison_quotidien_bisphenol_a-3682380.html#.TunAAkIFa0k.google

[1]. « Effets sanitaires du Bisphénol A » - Rapport d’expertise collective – Septembre 2011 ANSES http://www.anses.fr/PN0801.htm

[2]. http://www.efsa.europa.eu/en/press/news/111201.htm


MAIS IL Y A PIRE:

LES PE NE PARTENT NI AU LAVAGE, NI AU GRATTAGE,                   NI AU RECYCLAGE

Leurs rejets polluants sinistrent toutes les espèces: ours polaires hermaphrodites, fibromes intra utérins chez les phoques gris, troubles comportementaux graves chez les oiseaux, amincissement de la coquille des œufs et augmentation de la mortalité embryonnairemicro-pénis chez les alligators de Floride, les dérèglements sexuels observés sur des gastéropodes des côtes française, pas mieux chez les plantes où le BPA désorganise la germination des pollens, quant aux écosystèmes naturels ils sont juste mis en péril par les PE.

Et l'homme dans tous ces PE (perturbateurs endocriniens? Et bien bonne nouvelle, nous ferons peut-être partie un jour des espèces en voie d'extinction: 

plus les mères sont imprégnées en BPA,  plus une féminisation croissante des jeunes garçons est mesurée à la naissance par la réduction de la distance ano-génitaleplus le développement mammaire est précoce chez des petites filles de 6 ans avec des règles apparaissant même à 5 ans! Nous savons que les PCB, DDT, dioxines, furanes, et autres PE interviennent à tous les stages du développement. 

COLLOQUE Perturbateurs Endocriniens et Biodiversité:   compte-rendu_colloque280411.pdf 

 

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http://www.asleman.org/publications/lemaniques/062.pdf

 

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Dans le communiqué du RéSEAU ENVIRONNEMENT SANTE du 2 décembre 2011: L’EFSA persiste et signe son discrédit  concernant le bisphénol A!

L’ANSES avait accompli son aggiornamento en reconnaissant les effets des faibles doses de BPA dans son rapport du 27 septembre [1], une vraie révolution dans le monde de l’évaluation des risques qui avait reçu une attention planétaire. La confrontation avec l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) était très attendue. Dans son communiqué et les rapports publiés hier sur son site [2], celle-ci continue de nier la réalité écrasante des données scientifiques, émanant pourtant de plus de 600 études.

La veille scientifique menée par le RES depuis Mai 2009 met en évidence que sur 193 études publiées, 96% montrent des effets. Une bonne partie des études expérimentales chez l’animal (31 sur 118) surviennent à des doses inférieures à la DJA de 50 microgrammes /kilo/jour défendue par l’EFSA. Les études chez l’homme sont au nombre de 69 dont 67 sont positives. Le nombre continue d’augmenter rapidement. Rien que sur la période octobre-novembre 2011, 4 études épidémiologiques ont été publiées sur des pathologies majeures qui avaient été par ailleurs mises en évidence chez l’animal depuis plusieurs années :

Obésité-diabète : Une étude chinoise montre un taux d’obésité et de diabète lié au degré d’imprégnation en BPA. Une étude américaine retrouve cet effet, bien que de façon moins nette cependant.


Troubles du comportement : Une étude américaine montre que l’exposition maternelle pendant la grossesse se traduit par des comportements agressifs chez les filles de 3 ans.


Reproduction : Une étude chinoise en milieu professionnel montre que plus les mères sont imprégnées en BPA, plus on constate une féminisation des jeunes garçons, mesurée à la naissance par la réduction de la distance ano-génitale.

Ces études confirment le changement de paradigme des perturbateurs endocriniens, à savoir que c’est « la période qui fait le poison » alors que l’EFSA s’accroche à l’ancien modèle selon lequel « c’est la dose qui fait le poison ». « L’ANSES a fait le choix de la toxicologie du 21e siècle, alors que l’EFSA en reste à la toxicologie des années 60 », résume André Cicolella. « En niant la réalité des données scientifiques, pour ne retenir que 2 études publiées par l’industrie chimique selon un protocole obsolète, l’EFSA se comporte comme une officine de l’industrie. 11 membres sur 20 du comité qui a statué sur le BPA sont en situation de conflits d’intérêts. »

Le RES appelle la Commission Européenne et le Parlement européen à intervenir d’urgence pour que l’EFSA retrouve un mode de fonctionnement en mesure de garantir la protection de la santé des Européens. « La position de l’EFSA s’inscrit également en négation des principes entérinés par l’article 57 de REACH de primauté de l’évitement du danger à la source pour la gestion du risque chimique : les perturbateurs endocriniens relèvent d’ores et déjà du principe de substitution et les ONG européennes continueront d’œuvrer à une clarification et un renforcement de ces dispositions » conclut Yannick Vicaire, en charge des questions européennes pour le RES.

Consultez les faits marquants de la veille juillet-septembre du RES : http://reseau-environnement-sante.fr/?p=3378

19/10/2010

Webdeux.Connect

et Philippe Couzon ...

parmi tant d'autres que je viens pour découvrir, apprendre et partager.

16:27 Écrit par Fauve dans Actualités - Médias - Communication, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/10/2010

WE SEE A BLACK FUTURE...FOR NATURE

Imagine an end to Hunger, imagine that sand could be replace by Super vegetable Gardens, that crops grow saving water, that productivity was better without chemical fertilizer and that we could protect crops without pesticides.

Just imagine.

And now, imagine that it could be possible...

---

Imaginez qu'il y aie une fin à la faim, que le sable puisse faire place à des jardins potagers, que les récoltes poussent en économisant l'eau, que la productivité soit meilleure sans engrais et que l'on protège ces cultures sans pesticide.

Imaginez juste.

Ensuite, imaginez que ce soit possible...

---

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“The Green Revolution, often associated with the name Norman Borlaug, was
instrumental in greatly increasing the agricultural output of the lucky minority of farmers throughout the world who had enough money to buy seeds, fertiliser, and access to water for irrigation. Hence the importance of the second wave ‘Evergreen Revolution’ pioneered in India by M. S. Swaminathan and directed at the needs of the masses of small farmers bypassed by the first wave of the Green Revolution.

With biochar we find ourselves now on the threshold of a third wave, even
more universal in its applications than the second one, insofar as it will also
allow the families of millions of urban and peri-urban dwellers to improve their
daily food consumption by cultivating highly productive vegetable gardens on
tiny plots of land.”

Professor Ignacy Sachs
Chairman of the Advisory Board of Pro-Natura International -
Honorary Professor of the School for Advanced Studies in the Social Sciences, Paris

“One of the most exciting new strategies for restoring carbon to depleted soils,
and sequestering significant amounts of CO2 for 1,000 years and more, is the use of biochar”.

Al Gore
45th Vice President of the United States of America and 2007 Nobel Peace Prize Co-recipient.

 

 

 

LeafletBiocharpRevolution2L.jpg

 

WE SEE A BLACK FUTURE FOR NATURE

Pro-Natura’s ecological production of biochar

In 2002 Pro-Natura won the Altran Foundation’s first prize for technological innovation with its pioneering pyrolysis unit, the Pyro-6F. That machine shows that it is possible to make a form of “green charcoal” from carefully selected and otherwise unused agricultural and/or forestry wastes in a highly ecological and efficient manner. Its cycle is:
a) Sustainable and continuous: once started, the unit can work 24 hours 7 days a week,
b) Virtuous and autonomous: after ignition, the unit generates heat only by burning the gases emitted during the biomass carbonisation, and
c) Polyvalent: all kinds of vegetal biomass can be turned into biochar. If necessary, a dryer and a crusher can be added in order to prepare the biomass for pyrolysis.

The temperature and time that the biomass stays in the machine are configurable to make the most suitable biochar out of every type of organic waste. Depending on the nature of the biomass input, the Pyro-6F can process up to 500 kg of biomass per hour, for an hourly production of 200 kg of biochar. The Pyro-6F units are now manufactured and sold by the company Green Charcoal International (www.green-charcoal.com). Another example of a biochar production technology is the “LuciaStove” developed by WorldStove Corporation (www.worldstove.com). This range of pyrolysis stoves enables households to cook using vegetal waste as a fuel and produces around 450 grams of biochar per hour.

Biochar is being manufactured and is available commercially in several countries including the USA, UK, Germany, Australia and New Zealand. Furthermore, in Japan and the UK biochar made from organic feedstock has been certified for use as a soil amendment in organic agriculture.

Responsible and sustainable development of biochar

Besides the issue of its permanency in the soil, several concerns have been raised about biochar:

1.  What should be the source of feedstock for biochar?
Sources of biomass selected for biochar production must be appropriate and able to withstand a comprehensive Life Cycle Analysis.

Sustainable biomass-feedstock availability
In order not to repeat the same mistakes caused by the global expansion of biofuels, only biomass resources that can be obtained sustainably, that is without endangering food security, biodiversity/habitat or soil conservation, should be used to produce biochar. This takes into account the importance of leaving some plant residues on the soil in order to provide organic matter and nutrients. According to such sustainability criteria, scientists have recently calculated that globally 4.54 billion tonnes biomass feedstock is available annually, of which 0.56 billion tonnes is rice husks and paddy rice straw not used for animal feed 8 . In addition to rice residues this biomass includes other cereal straw and stover, waste bagasse, peanut and coconut shells, cocoa husks, bamboo and typha reeds, sugarcane field trash, manures, biomass crops, forestry residues, agroforestry, green/wood waste.
Pro-Natura’s biochar is produced exclusively from renewable and readily available waste biomass such as agricultural or forestry residues, invasive species, etc. not used for animal feed or to enrich the soil. Currently large amounts of agricultural, municipal and forestry waste are burnt or left to decompose in fields after harvesting, which releases greenhouse gases into the atmosphere. By using this biomass as feedstock for biochar production, Pro-Natura therefore contributes to climate change mitigation. Furthermore, the use of tree prunings from agroforestry systems, or food processing residues such as nut shells and fruit pits successfully incorporates biochar production into food production systems, again leading to a win-win solution for those using biochar and their environment.

2. How safe is biochar?
The fact that some cultures have incorporated charcoal into their soils for millennia provides reassurance as to its safety, although it is advisable to assess environmental and health impacts on a case-by-case basis 9 . Pro-Natura observes some simple biochar production and handling procedures which significantly reduce any potential risks. These include careful control over the type of feedstock used and  relatively low pyrolysis temperatures (<550ºC). This helps to avoid the occurrence of compounds in biochar that could have etrimental effects on the soil such as heavy metals, dioxins and polycyclic aromatic hydrocarbons. In addition, those handling biochar are advised to wear gloves and a mask to prevent inhalation of biochar dust, since small particles of any substance can be harmful. Properly incorporating biochar into the soil also helps to reduce dust-related problems.

bandeauSuperGardenE.jpg

3.  What are the effects of biochar on the soil and crop production?
Different pyrolysis conditions and feedstock characteristics result in different biochars, and as a result not all biochars are suitable for a given application. Simple chemical and biological tests can be used to screen biochar that might be toxic to soil micro-fauna and/or inhibit plant germination and growth. It is also necessary to carry out field trials in order to determine the effect of a certain type of biochar on specific soils and crops. The risks involved in the production and use of biochar can therefore be managed, and are considered worth taking in light of its proven benefits.

Pro-Natura has been pioneering the development of biochar with smallholder farmers in developing countries, in close collaboration with the world’s leading scientists working on biochar.Our main interest in biochar stems from its ability to increase retention of water and nutrients in  highly-weathered tropical soils. As single applications can provide benefits over many years, biochar has potential for increasing the self-reliance and resilience of small-scale subsistence producers. It would therefore be most useful for improving nutritional status when integrated into family farming systems such as kitchen gardens (e.g. the Biochar Super Garden), and approaches such as organic agriculture, agroforestry and permaculture.

Pro-Natura has developed protocols and a field manual for biochar trials that are being used in ongoing trials
and demonstrations in Senegal, Mali and Egypt and has plans to extend activities to Ghana. In Latin America,
Pro-Natura is poised to launch biochar production centres, farmer trials and demonstrations. In Haiti, Pro-Natura
has started a project to increase vegetable production with Biochar Super Gardens integrated into agroforestry
systems. This project is being implemented in partnership with the Papaye Peasant Movement 10  and
JTS Semences 11, with financial support from the French embassy in Haiti.
Pro-Natura is also publishing a training manual - “Introduction to Biochar in Tropical Agriculture”.

For more details

Contact:
Guy F. Reinaud (guy.reinaud@pronatura.org, tel. +33 680 61 09 36)    www.pronatura.org

 


16/10/2010

JOURNÉE MONDIALE DE L'ALIMENTATION:Quel meilleur jour pour offrir un Super Potager à une famille haïtienne?

Super PotagersJTAp1DFL.jpg

Donnez un Super Potager à une famille Haïtienne

Un Super Potager avec biochar donne une alimentation équilibrée à une famille de 10 personnes sur moins de 60 m2

avec 80% d’économie d’eau


Pro-Natura International s’est associé à la société à but social JTS Semences1 pour développer le Super Potager qui est un jardin potager novateur, écologique et très performant, conçu initialement pour l’Afrique. C’est une combinaison entre le JardinTropical Amélioré de JTS Semences et le Biochar de Pro-Natura.
Fruit de plus de 15 ans de recherches et de 30 ans d’expérience de terrain, applicable à toutes les zones tropicales, le Super Potager est un mode de culture intensive et écologique qui produit plus d’une tonne de légumes par an sur 60 m2 seulement, soit une large part des éléments nutritifs nécessaires à l’alimentation d’une famille de 10 personnes. Le kit correspondant comprend les semences non-OGM à haute productivité, les amendements du sol, le matériel d’irrigation ainsi que les équipements innovants (voile de couverture, outils, etc.).
La production est constante toute l’année, quelle que soit la saison, avec un cycle d’environ 5 semaines pour les cultures à cycle court. Le système permet une réduction de la consommation d’eau de plus de 80% et limite le travail nécessaire à 2 heures par jour.

bandeauSuperGardenE.jpg

Le Super Potager comporte de nombreuses innovations avec en particulier l’introduction de biochar produit par la technologie du charbon vert de Pro-Natura. La fertilisation du sol par la poussière de charbon de bois (biochar) est une pratique ancestrale initiée il y a plus de 7 000 ans par les Indiens précolombiens des régions amazoniennes. Les propriétés exceptionnelles de ces sols ont été conservées jusqu'à nos jours, et découvertes récemment par la communauté scientifique qui accorde désormais au biochar un intérêt croissant.
Le biochar de Pro-Natura évite les problèmes écologiques liés au charbon de bois car le biochar utilisé est du charbon vert produit exclusivement à partir de biomasse renouvelable (résidus agricoles ou forestiers non utilisés, plantes invasives, etc.). Il est produit par un processus de carbonisation en continu, à la fois efficace et écologique avec la machine Pyro-6F. Les fertilisants complémentaires choisis se limitent à des produits naturels comme le compost et le fumier.
Cette technique permet d’augmenter de manière significative la productivité des terres agricoles grâce à l’amendement du sol une fois pour toute par l’incorporation d’un kilogramme de biochar par m2. En plus de l’effet fertilisant direct, le biochar agit aussi comme puits durable de carbone, permettant ainsi, en séquestrant du carbone provenant du CO2 de l’atmosphère, de lutter à long terme contre les changements climatiques (une tonne de biochar est équivalente à environ 2,7 tonnes de CO2).
Le Super Potager se présente sous forme d’un kit auquel il est possible d’ajouter des options, afin d’améliorer encore ses rendements, et la facilité d’implantation. Il est idéalement intégré dans des systèmes agroforestiers pour préserver la biodiversité en milieu rural.
Un guide pratique de nutrition en Créole à destination des familles et des formateurs sera édité pour la fin de l’année.
Les conseils culinaires visent à améliorer les qualités nutritives des repas, à économiser l’énergie et l’eau de cuisson.
1 http://www.jtssemences.com/
Le biochar de Pro-Natura évite les problèmes écologiques liés au charbon de bois car le biochar utilisé est du charbon vert produit exclusivement à partir de biomasse renouvelable (résidus agricoles ou forestiers non utilisés, plantes invasives, etc.). Il est produit par un processus de carbonisation en continu, à la fois efficace et écologique avec la machine Pyro-6F. Les fertilisants complémentaires choisis se limitent à des produits naturels comme le compost et le fumier.
Cette technique permet d’augmenter de manière significative la productivité des terres agricoles grâce à l’amendement du sol une fois pour toute par l’incorporation d’un kilogramme de biochar par m2. En plus de l’effet fertilisant direct, le biochar agit aussi comme puits durable de carbone, permettant ainsi, en séquestrant du carbone provenant du CO2 de l’atmosphère, de lutter à long terme contre les changements climatiques (une tonne de biochar est équivalente à environ 2,7 tonnes de CO2).
Le Super Potager se présente sous forme d’un kit auquel il est possible d’ajouter des options, afin d’améliorer encore ses rendements, et la facilité d’implantation. Il est idéalement intégré dans des systèmes agroforestiers pour préserver la biodiversité en milieu rural.
Un guide pratique de nutrition en Créole à destination des familles et des formateurs sera édité pour la fin de l’année.
Les conseils culinaires visent à améliorer les qualités nutritives des repas, à économiser l’énergie et l’eau de cuisson.
1 http://www.jtssemences.com/

Super PotagersJTAp4DFL.jpg

26/09/2010

Biochar: Un futur très noir nous attend

LeafletBiocharp1RevolutionFL.jpg

LE PROBLEME ETAIT DANS L’AIR ET NOUS L’AVONS ENTERRÉ

Le Biochar augmente la production agricole et lutte contre les changements climatiques
Depuis très longtemps, les peuples indigènes dans le monde entier ont appliqué une technique simple pour améliorer la qualité de leurs sols et accroître la productivité. Aujourd’hui, les scientifiques sont en train de redécouvrir l’intérêt d’ajouter de la biomasse carbonisée (biochar) dans les sols. Le processus  (pyrolyse) implique de chauffer la matière organique sans oxygène, le résultat obtenu étant un produit riche en carbone qui a été appelé biochar quand il est destiné à être incorporé dans les sols. Sous forme de particules fines (moins de 2 mm) et combiné  avec des engrais organiques, le biochar peut être introduit dans une grande variété de sols et d’environnements. Le maintien à long terme de la fertilité des sols anciennement amendés en biochar comparé à un nombre croissant d’essais dans beaucoup de pays, montre que l’introductions de 5 à 20 tonnes de biochar par hectare peut doubler la productivité et créer une fertilité de longue durée 1. C’est ainsi qu’on a
pu évaluer scientifiquement :
La stimulation de la biologie des sols (+40% de champignons de mycorhize) 2
L’amélioration de la rétention des nutriments (+50% d’échanges cationiques) 3
L’augmentation de la capacité de rétention d’eau dans les sols (jusqu’à +18%) 4
L’accroissement du pH des sols acides (1 point de plus) 5
L’augmentation de la matière organique dans le sol 6

L’impact du biochar est cependant plus important dans les sols dégradés ou appauvris que dans ceux contenant déjà beaucoup de matière organique. Le biochar est donc particulièrement approprié aux sols pauvres et soumis à la sécheresse, son utilisation peut jouer un rôle majeur pour améliorer la qualité des sols et en conséquence la sécurité alimentaire et la santé dans les systèmes agricoles tropicaux, y compris dans les zones désertiques.
La recherche aujourd’hui porte sur les mécanismes par lesquels le biochar modifie les propriétés des sols et sur les conditions optimales de sa production et de son usage.

Biochar: Un moyen pour lutter contre les changements climatiques
En croissant, les plantes absorbent du CO2, produisant ainsi de la biomasse qui contient du carbone. Plutôt que de laisser les végétaux inutilisés se décomposer en émettant du CO2, la pyrolyse transforme environ la moitié du carbone dans une forme stable et inactive. La photosynthèse absorbe le CO2 de l’atmosphère, le biochar stocke le carbone sous une forme solide et bénéfique. Le biochar réduit aussi les émissions d’autres gaz à effet de serre, incluant le méthane et l’oxyde nitreux.
Une étude récente estime que 12% des émissions de  gaz à effet de serre émis par l’activité humaine pourraient être compensés par l’usage du biochar.

Nous prévoyons UN FUTUR NOIR POUR LA NATURE

Production écologique de biochar par Pro-Natura

En 2002, Pro-Natura a obtenu le 1er prix d’innovation technologique de la Fondation Altran pour le carbonisateur Pyro-6F. Cette machine produit du “charbon vert” de manière écologique à partir de déchets agricoles et forestiers non utilisés :
a) Durable &Continu: Le fonctionnement est continu, 7 jours par semaine, 24 heures sur 24,
b) Vertueux & Autonome: Après allumage, l'unité est chauffée en brûlant les gaz émis pendant la carbonisation,
c) Polyvalent: Toutes sortes de biomasses peuvent être utilisées.
Au besoin, un séchoir et un broyeur peuvent être rajoutés afin de préparer la biomasse pour la pyrolyse.

La température et le temps de séjour de la biomasse dans la machine sont réglables pour produire le biochar optimisé
en fonction de chaque type de déchets. Le Pyro-6F peut traiter jusqu'à 500 kg de biomasse par heure, pour une
production horaire de 200 kg de biochar. Ces machines sont fabriquées actuellement par la société Green Charcoal
International (www.green-charcoal.com).Une autre technologie de production du biochar est le « LuciaStove »
développé par WorldStove Corporation (www.worldstove.com). Cette gamme de foyers améliorés à pyrolyse permet de
cuisiner en utilisant des déchets végétaux et produit 450 grammes de biochar à l’heure.
Le biochar est vendu dans nombre de pays incluant les USA, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Australie et la Nouvelle Zélande.
De plus au Japon et en Angleterre, le biochar est officiellement accepté en agriculture organique.

DEVELOPPEMENT RESPONSABLE ET DURABLE DU BIOCHAR
... La suite sur www.pronatura.org

10/04/2010

Le Capitaine Watson à l'abordage de la biopiraterie maritime

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Fan de pirates depuis mon plus jeune âge, il y a dix jours, je croisais au large du Sénat le Capitaine Fracasse des baleiniers japonais, un pirate des temps modernes plus connu sous le le nom de Capitaine Watson, emblème de l'ONG Sea Shepherd International.

Hormis un physique entre Hemingway et le Capitaine Haddock, un pavillon noir à tête de mort flottant sur son navire, ne nous y trompons pas, c'est bien là la réincarnation de Moby Dick en marin d'eau dure prêt à couler par le fond les braconniers des mers et autres bio-pirates naviguant sur ses flots.
Que vous soyez un thon, une petite morue, une grosse baleine, ou un requin des bas fonds, il tombera sous votre charme et passera à la planche de sa flotte tous ceux qui oseraient vous toucher une écaille.
Si les états renoncent à faire respecter les lois de la CITES en matière de quotas de pêche sur leurs eaux territoriales, lui veille, recense, agit, s'interpose, poursuit, informe, somme et attaque ces pilleurs aquatiques pilotés en sous-main par une politique économique à la "Titanic".
Ce n'est pas le Capitaine Igloo qui dirige ce trafic stupéfiant de pêches illégales de thons rouges, de baleines et autres, mais de vulgaires tatoués à la solde des Yakuzas et de traders trépanés. Watson nous rappelle cela , tout comme, ces gigantesques entrepôts frigorifiques construits par Mitsubishi au Japon où sont stockés des thons rouges congelés par milliers dans l'attente impatiente de leur disparition imminente qui verrait exploser le cours de ce poisson en bourse. Il faudra alors débourser des millions à ses requins pour pouvoir se taper un thon. Quand on dit que manger du poisson rend intelligent...On peut douter vu la vision court terme de ces escrocs piscivores.

Il ne s'agit pas là de la défense de pauvres petites bêtes par des militants aquariophiles gâteux, mais de la défense de l'espèce la plus menacée en cas de disparition de ces espèces piscicoles: l'homme. Rappelons que le thon rouge est un carnivore qui dévore d'autres congénères aquatiques, que son extinction entraînerait donc une explosion des espèces qu'il consommait jusque là et pas forcément comestibles par l'homme. En conséquence de ce déséquilibre du biotope aquatique, un appauvrissement voir une disparition de notre garde manger sous-marin à une échéance plus ou moins rapide. Avec nous, en bout d'une chaîne alimentaire vouée à la disparition, il y a fort à parier que nous subirions la même issue fatale, mais avec un court de bourse en pleine hausse. CQFD.

19/03/2010

Le mal de la mode féminine: le faux mâle

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Partage propulsé par Wikio

Et ça recommence comme chaque année, en pire. C'est la saison des défilés qui ne vont à personne mais où se presse tout le monde. A suivre les canons de la beauté féminine vendus par les médias et ses faiseurs, on tombe forcément sur un os...voir plusieurs.

Loin d'adhérer aux féministes françaises d'aujourd'hui, je n'accepte pas plus que des "masculinistes" dégénérés nous dictent d' afficher des mensurations à la Dachau pour correspondre au prétendu modèle féminin idéal, nous rendant malade dès notre plus tendre enfance avec la terreur du poids sur la balance. Que reste-t-il d'une femme, hormis le nom, dans ces mannequins refaçonnées à l'image d' adolescents imberbes par ces nouveaux Pol Pot misogynes de la haute couture, dont toute féminité se trouve gommée pour pouvoir défiler?

Quelle est cette abération de laisser des hommes, qui pour majorité n'aiment pas les femmes mais préfèrent leurs homologues, leur décréter la silhouette et l'apparence à tenir pour être admises au rang de femme, et non de thon, vache, morue, dinde et autres qualificatifs décernés aux recalées, rabaissées au niveau animal ? N'y a-t-il pas un juste milieu acceptable à proposer aux femmes, filles, adolescentes, entre obésité et anorexie, entre boulimie et sous-nutrition, entre belle et moche, entre bombe et bonbonne, entre un 34 et un 44 ? Coco Chanel n'était-elle pas une femme qui cherchait à embellir ses consoeurs, à les sortir des entraves machistes du corset et autres objets de contrition du pouvoir masculin de domination ?

Qui a décrété qu'un homme était plus apte qu'une femme pour la définir et l'habiller ? Que s'est-il passé pour qu'aujourd'hui l'univers de la mode et de ses diktats soit quasi monopolisé par un groupuscule d'extrémistes homosexuels gynophobe, enlevant d'un coup de crayon et trois coups de ciseau toute hanche au-delà de l'os, tout sein dépassant le 60A- et toute cuisse non androgyne sur chaque vêtement ? Même les émissions de télé réalité relaient, entre autres, cette débilité, avec des coachs folasses pour jeunes-filles postulant au métier de mannequin. On y entend des propos à défriser même un chauve par ces professeurs mâles perchés sur talons aiguilles, travestis en ersatz de femme jusqu'au bout des ongles, qui les congratulent touts émoustillés par exemple sur leur façon de défiler: "oh ma Chérie, qu'est-ce que tu es sexy, ton attitude virile et ta démarche mâle me font un effet tout Ou ouuuuhh..." (propos de Vincent Macdoom).

Sans nier l'importance de la part de la féminité et de la sensibilité chez les hommes. C'est quoi ce délire?

Parce que si je comprends bien, le présent : C'est que des hommes se reniant en tant qu'homme, grimés comme des voitures volées dicteront à de vraies femmes leur physique, leur image, leur esthétique, leurs mouvements, leurs attitudes, leurs goûts, leur comportement, gommant et dégommant toute féminité en elles au profit d'une androgynie. En conclusion logique, l'avenir proche, devrait donc voir débouler une dictature de lesbiennes au look de camionneur, hostile au genre masculin, venue leur remettre les pendules à l'heure en terme de masculinité de leur point de vue. Cela pourrait donner des hommes piqués aux hormones féminines pour les rendre plus glabres, aux formes plus sensuelles et à la voix de velours, le tout en string latex perchés sur des talons aiguilles, galbés dans une robe bi ou carrément en mini-jupe. L'homme féminin sera né. Les couples du futur promettent, entre des femmes travesties en mâle version "Têtu magazine" et d'ex hommes en mal de grossesse, perdu entre "ELLE" et " Marie-Claire", en pâmoison devant la testostérone dégagée par leur épouse, rappel d'une époque hominidée avant l'évolution humaine amenée par les médias et la mode. WAOUW, je n'ai pas hâte d'y être.

JL

18/03/2010

Le cancer, l'air, l'intelligence ou la connerie sont de gauche, de droite où ils concernent un peu tout le monde?

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Le cancer, l'air, l'intelligence ou la connerie sont de gauche, de droite  où concernent-ils plutôt un peu tout le monde?

Quel est leur parti ? Quelles sont les orientations politiques des maladies, des fléaux, de la nature,...? Dites-le nous que l'on sache enfin pour qui voter, qui incriminer ou condamner pour le passé, le présent et le "no future" que l'on prédit à l'humanité.

Il y en a marre de ces dissertations de café du commerce sur la politique par un microcosme intellectuel circonscrit à 1% du cerveau humain, ras le bol des Madame Irma et autres marabouts foireux des instituts de sondages, experts en divination politique constamment à côté de la plaque.   Qui croît encore à ces politiques de tous bords qui ne prennent le métro que les grands jours d'élection, qui découvrent les marchés quand ils ont des salades à nous vendre, que leurs salades soient bio ou OGM ? Qui supporte encore de les entendre, à peine une présidentielle terminée, ou toute autre élection, dire être prêts ou se préparer pour la prochaine, quand ce qui nous préoccupe c'est aujourd'hui voir demain mais pas de savoir à quoi ils penseront en se rasant dans cinq ans!

N'y en a-t-il pas un ou une pour comprendre que pour la majorité des électeurs, choisir entre gauche ou droite de nos jours a autant d'importance que de se demander quelle chaussure enfiler en premier, hormis pour un unijambiste.

Ce que la plupart des gens, dont je suis, souhaite, c'est que quelqu'un se saisisse enfin des questions qu'il faut traiter, un point c'est tout, sans se demander si cela regarde la droite, la gauche, le centre ou les extrêmes. Quelle différence cela fera entre un membre de gauche ou de droite, quand l'air sera irrespirable, que l'eau sera imbuvable, que le trou dans la couche d'ozone nous brûlera tous la peau, etcaetera?                    
Certes à l'hôpital, ceux de droite auront peut-être une chambre privée avec caviar à l'uranium enrichi de Mourmansk, contre  des raviolis OGM /prion pour ceux de gauche, mais au bout du compte c'est quand même la même mort pour tout le monde.             Vous, vous préférez périr à droite d'un tsunami aux Maldives, ou noyé à l'île de Ré à gauche?  Vous serait-il plus agréable d'être emporté par un cancer aux pesticides des champs pour la gauche, ou par une tumeur aux phtalates des yachts pour la droite ?  
C'est vrai que ça se discute...

Si tous se rejoignent quelque part: pour les "capitalistofachos", tout est bon pour le business, même les catastrophes font tourner l' économie: grippe, sida, dépression, cancers,...que des placements de "bon père de famille" pour les labos & leurs collabos, pour les placements d'avenir le secteur des soins palliatifs et des chimiothérapies sont pressentis; quant aux "écolofachos" addicts au récyclage extrême, où dans leur cercle vertueux rien ne se perd, tout se transforme, on en arriverait vite à des logiques "bio" façon "Soleil Vert" de l'homme nourri par l'homme...mais en barres humaines déshydratées. Une question me vient: Et comment feraient les végétariens?

Pour une majorité de citoyens du monde aujourd'hui, les questions et les problèmes auxquels nous avons à faire face ne sont plus du ressort d'un parti mais de tous, car il en va tout simplement de la survie et de l'avenir de l'espèce humaine. Il n'y a plus de porteur de projet, voir plus de projet tout court, c'est peut-être là le nœud du problème: un manque de sens. On ne vote pas pour un parti, pour quelqu'un , mais avant tout pour des idées, des projets, une vraie vision avec des traductions concrètes...Mais là depuis plusieurs années, le discours est un peu rasoir et limité à une pensée unique tous les matins devant leur glace pour les politiques. La barbe, à la fin!

Que votez? ça dépend. Que vaut-on ? Quelle valeur les politiques, nous tous, nous donnons encore à l'homme? Nos valeurs se cantonnent-elles à voir toute personne comme un bien marchand, un bien de consommation par les autres dont on évalue juste le R.O.I. sur le human stock market et que l'on détruit en cas de rentabilité insuffisante ou d'obsolescence passé "Seniors" à 35 ans maintenant ?

Votre voix est importante: Pour des dents en mousse ou pour une jambe en bois demain!

15/03/2010

"Shoot or shoot?" - Cinéma & propagande aux Etats-Unis: Un rôle trouble

www.infoguerre.fr/fichiers/hollywood_propagande.pdf

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13/03/2010

2 or 3°C more. And so what?

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PRO-NATURA INTERNATIONAL
25 YEARS OF REAL INNOVATION FOR THE DEVELOPMENT OF THE GLOBAL SOUTH COMBINING POVERTY REDUCTION, BIODIVERSITY CONSERVATION
AND CLIMATE CHANGE MITIGATION

Founded in Rio de Janeiro, in 1985 by Dr. Marcelo Carvalho de Andrade, Pro-Natura has become one of the few NGO’s (Non-Governmental Organisations) from the global south to internationalise.
Since 1993, the Paris-based Pro-Natura International has engaged more than 500 qualified volunteers alongside about 250 employees to primarily work on rural development projects around the world.
The innovative approach that Pro-Natura has developed is founded on the firm belief that poverty reduction, the conservation of biodiversity and the struggle against climate change are best pursued in combination.
Pro-Natura has demonstrated in Latin America, Asia and Africa that the vicious cycle of rural poverty, unsustainable agricultural practices, deforestation and accelerating climate change can be reversed, especially when systems of democratic governance are put in place.


ENOUGH WITH HELPING HANDS, LET THEM HELP THEMSELVES
Our approach: participatory rural development
For 20 years, we have been working on participatory development projects in north-western Mato Grosso, an area covering 12 million ha of the Brazilian Amazon. Pro-Natura has developed an integrated strategy for regional biodiversity conservation and economically viable natural resource use which today includes 7 municipalities, accounting for 100,000 people. Following extensive surveying we established a Research Centre for Agroforestry and tree nursery to encourage farmers in the region to adopt sustainable agricultural practices; created an experimental “carbon sink” to absorb atmospheric CO2 by supporting local farmers to reforest 10,000 ha of degraded pastureland; established ecological-economic zoning maps; and collaborated with companies on sustainable timber management.
In the process we have shown that for sustainable development projects to be successful, local populations can and must engage directly. Our role in all our projects, be they in Africa, Asia or the Americas, is to facilitate local communities to create their own development strategies.
For instance, for 17 years we have been working in the Niger Delta of Nigeria, one of the planet’s richest sources of oil as well as an area of extreme poverty and recurring conflicts. There we have set up a number of Community Development Foundations, whose committees are locally elected. The first such initiative was launched with the Akassa community (40,000 people), then extended to Opobo-Nkoro and Eastern Obolo (100,000 people) before spreading to a number of other regions.
Pro-Natura Nigeria has also created the Institute for Sustainable Development (ISD) in order to promote “best practices” in participatory development and social justice. The ISD is primarily concerned with eradicating poverty by holding workshops for various stakeholders: community members, women’s groups, politicians, private sector representatives, NGOs and students (www.pronatura-nigeria.org).


IF WE CONTINUE DEFORESTING WE LOOSE MORE THAN DESSERT
Agroforestry and sustainable agriculture are key to food security and significantly contribute to climate change mitigation
Unsustainable agricultural practices are a major cause of deforestation and global warming. About 20% of greenhouse gas emissions - the equivalent of the emissions from all cars, trucks, planes and ships together - are caused by cutting down tropical rainforests.
Pro-Natura promotes agroforestry, the system that increases productivity by combining crop cultivation and / or livestock–keeping in a forestry setting. The opportunity is described by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC): «More than a million hectares would be suitable for conversion to high productivity agroforestry, with the potential to significantly reduce poverty and deforestation while sequestering carbon on a large scale».
For nearly 25 years now we have demonstrated the efficacy of agroforestry in Latin America, Africa and Asia where we have set up practical training centres for farmers. In particular we have developed innovative tree grafting techniques that double the yield of fruit and the first agroforestry handbook that is today available in both French and English.


Since 1995 we have applied the lessons learnt in the Brazilian Amazon to the biodiversity-rich Mata Atlantica by creating agroforestry training centres to protect what is left (3 to 5 %) of Brazil’s coastal forest.
A further example of our work is found near the Ivory Coast’s Taï National Park, a UNESCO World Heritage site and the principal vestige of primary forest in West Africa. Over the past seven years, Pro-Natura Ghana, in collaboration with an Ivorian Association “Vie et Forêt” (Life and Forest), has developed an agroforestry training programme to prevent further deforestation on the periphery of the park.


WE WILL WORRY ABOUT DEFORESTATION ONCE WE’VE CUT
AND BURNT EVERYTHING DOWN
Mitigating climate change: Green Charcoal
As a result of the rapid worldwide disappearance of forests, the two billion people currently using wood for cooking are facing a domestic energy problem. This is creating social problems and exacerbating deforestation, droughts and desertification.
The use of wood as cooking fuel has another serious consequence: the World Health Organisation (WHO) estimates that 1.6 million woman and children die as a consequence of burning wood in badly ventilated homes (more than the death toll of malaria).
Pro-Natura is introducing a domestic fuel called “green charcoal” produced by an ecological process that carbonises organic materials not used for animal feed or soil enrichment. The result of 14 years of research and development, this green charcoal technology won Pro-Natura the Altran Foundation’s 1st prize for Innovation.
This machine produces 3-4 tonnes of “green charcoal” per day using agricultural waste materials such as cotton stems, rice husks, coffee residues. This technology has now been transferred to a new Paris-based social enterprise, Green Charcoal International, which now constructs the Pyro-6F machines and continues R&D.

14 YEARS OF DIGGING AROUND IN THE SAND … ALL THAT
JUST TO FIND SOME VEGETABLES
Massive increases in food yields with the use of biochar
For 7,000 years Indians in the Amazonian region have been fertilising the soil using powdered wood charcoal, called biochar, and varied organic wastes resulting in a soil of remarkable fertility called Terra Preta. Today we understand that biochar acts as a catalyst facilitating the fixation of water and nutrients and the development of a rich population of microorganisms, in turn responsible for increased yields and resistance of crops.
Experiments carried out by Pro-Natura in Senegal, using green charcoal as biochar, in conjunction with world-class authorities like Professor Johannes Lehmann at Cornell University and Professor Bruno Glaser at the University of Bayreuth have shown increases in plant productivity from 50 to 300%.
These soils can also be considered as true “carbon sinks”, absorbing and storing atmospheric CO2. Each tonne of biochar can sequester around 2.7 tCO2e (or 27 tCO2e per hectare of land where 1 kg of biochar has been used per m2). Pro-Natura believes that carbon credits associated with the sequestration of carbon by adding biochar to soil will soon become internationally accepted.
Pro-Natura’s biochar doesn’t induce the same environmental problems associated with wood charcoal because biochar is green charcoal, that is, charcoal produced only from renewable biomass.

EVEN IN AFRICA THERE IS NO SEASON FOR VEGETABLES
Super Vegetable Gardens with biochar provide a family of ten with a year round balanced diet from a plot of land no bigger than 60 m2, while using 80% less water
To address hunger and malnutrition, Pro-Natura International is introducing Super Vegetable Gardens (SVG), a set of organic and highly productive innovative techniques based on more than 15 years research by JTS Semences.
Small 60m2 plots of land can produce more than a tonne of vegetables annually, food for a family of ten and surplus to sell. The production is constant year-round, independent of seasons with a regular cycle of 45 days. The system permits a reduction in water usage by 80% and limits the work needed to an average of two hours per day. SVG kits consist of specially adapted (non-GM) seeds, soil amendments such as biochar, irrigation equipment, and innovative tools such as nets and water retention mini-sponges.
IF CONSERVATIONISTS DON’T WIN, WE ALL LOSE
The conservation of biodiversity is a big part of tackling climate change
Pro-Natura International organises the largest expeditions in the field of natural history and has developed innovative flying devices to explore the canopies of the world’s rainforests.
After five expeditions to the canopies of the world’s rainforests, and in anticipation of the 2010 International Year of Biodiversity, Pro-Natura International has this year launched «Our Planet Reviewed», a programme of unprecedented natural science expeditions designed to identify and study the world’s biodiversity “hot spots”.

This new initiative in conjunction with the Natural History Museum in Paris and the International Union for Conservation of Nature (IUCN) is bringing over 150 scientists together on new expeditions to Mozambique’s Northern coastal forests on the border with Tanzania and Madagascar’s southern coastline (http://www.laplaneterevisitee.org/en). Paradoxically, the most biodiverse areas in the world are also the most threatened.
A different scale
The scale and way in which such work is carried out must change. Our last expedition to Santo in Micronesia in 2006 confirmed that ambitious inventories are necessary and possible: the deployment of extraordinary human and logistical resources enabled the sampling of around 10,000 species, several hundreds of which were completely new to the natural sciences. (www.santo2006.org).




09/03/2010

Illetrisme, Pauvreté & Faim - Quand le sud saura lire et compter il n’acceptera plus de payer l’addition sans avoir à manger


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http://www.terredinfostv.fr/video/iLyROoafvkgn.html

INTERVIEWS & INFOS 
-) Jacques Godefrain, FRANCE VOLONTAIRES, membre d’ALLIES
-) Assises sur la Sécurité Alimentaire, février 2010, Assemblée Nationale
-) Joaquin Munoz, Max Havelaar France


ETAT DES LIEUX :

LE CONSTAT
-) Les problèmes d’insécurité alimentaire et sanitaire, de pauvreté, de déforestation, d’illettrisme, d’inégalité des sexes, de réfugiés climatiques et d’immigration sont tous intimement liés. On ne peut donc les traiter séparément et une vision d’ensemble du problème s’impose si l’on souhaite y trouver des solutions valables et pérennes.

LES  RAISONS & CONSEQUENCES
-) Dans beaucoup de PED, une part importante de l’activité des habitants consiste à trouver du bois pour se chauffer et cuisiner. Ils commencent donc par en couper autour du village créant à force des problèmes de déforestation et de désertification, ce qui les contraint à aller de plus en plus loin pour en chercher, propageant ainsi cette calvitie végétale. (Ex : En Haïti où la déforestation conjointe aux eaux de ruissellement à provoqué un durcissement des sols, devenus de la latérite, rendant impossible toute agriculture).
-) Plus le trajet est long pour se fournir des ressources en bois ou en eau, moins les parents sont présents et moins ils peuvent s’occuper de leurs enfants et de leur éducation.
-) Il ne suffit pas non plus de faire une bonne pêche ou de bonnes récoltes pour ne pas souffrir de la faim et de la pauvreté, encore faut-il pouvoir les conserver pour les commercialiser. Les chiffres sont édifiants entre la récolte dans le champs et l’arrivée à destination commerciale, on constate régulièrement jusqu’à 80 % de pertes (bananes,…) et 60% pour la plupart des denrées, faute de stockages et de chaîne du froid.
-) Cette ignorance en matière de moyens et d’hygiène alimentaire est également à l’origine de nombre de problèmes sanitaires et de maladies auxquels on pourrait facilement remédier par ce biais.

SOLUTIONS, EXEMPLES & CONCLUSION
-) Il est donc vital de lutter prioritairement contre le déboisement, ce qui passe nécessairement par une lutte contre l’illettrisme. Les expériences démontrent qu’en donnant aux populations et surtout aux femmes, chargées de la famille et de la collecte du bois, les outils éducatifs de base (lire, compter) ce changement est possible.
A l’exemple d’Haïti, où dès qu’elles ont su lire, les femmes se sont ainsi jetées en premier sur des livres de développement agricole, ce qui a eu pour effet un an après qu’elles produisent elles-mêmes de quoi manger. Elles ont aussi intégré l’importance, sitôt déboisé, d’immédiatement reboiser avec des arbres, des potagers ou autres.
-) Un des autres pans cruciaux où la formation et l’alphabétisation peuvent avoir un impact évident, c’est donc dans la réduction des pertes dantesques de leurs productions alimentaires, par la sensibilisation aux problèmes de chaînes du froid et la nécessité de leur mise en place ainsi que d’espaces de stockages. (Ex : Au Burkina Faso, dans la ville de Manga se trouve un lac où beaucoup tentent de vivre de la pêche. Or, les poissons se décomposaient en 24 heures avec le climat, en empêchant toute conservation et tout commerce au-delà de quelques kilomètres. L’éducation à la chaîne du froid, les a convaincus d’en mettre une petite en place, ce qui a radicalement changé leur vie en terme de réduction drastique des pertes, d’étendue de leurs commerces mais aussi en matière de santé avec cette nouvelle hygiène alimentaire.)
-) La capitalisation éducative sur les femmes comme moteur de ce changement semble un point clef, car elles sont le liant du village et de la famille surtout en Afrique, où elles s’occupent autant de la nutrition, que de l’éducation.    
Donner aux femmes la possibilité de s’instruire et donc de tenir un rôle économico-social déterminant contribue activement à lutter en faveur de l’égalité des sexes en réduisant l’exclusion et la dévalorisation féminine. Cette incidence explique sans doute qu’elles soient les plus assidues.
(Ex : Dans une ville d’Afrique du Nord sont venues s’installer avec un ordinateur trois sœurs noires du Mali. Jusqu’à leur arrivée les femmes musulmanes étaient cloîtrées chez elles. Les hommes musulmans ne voyant pas de risque à ce que leurs épouses musulmanes côtoient des sœurs pour se familiariser avec leur ordinateur, ces dernières ont ainsi donner à ces femmes non seulement l’occasion d’enfin sortir de chez elles mais aussi d’apprendre l’informatique et d’avoir une fenêtre sur le monde).
-) Le volet éducatif comprend aussi la revalorisation du statut du monde agricole, de ses connaissances et de ses apports fondamentaux pour la société, les populations, les ecosystèmes et la lutte contre les clichés.
L’exemple de Libreville illustre bien cet aspect. Avant, les fruits et légumes qui y étaient consommés dans les hôtels et ailleurs venaient tous de Rungis, alors que les terres arables de grande qualité ne manquaient pas là-bas et que le chômage y faisait des ravages. Pourtant personne ne voulait aller travailler comme agriculteur ni être vu en bleu de travail, statut honteux par excellence !
Seuls les métiers dans les bureaux, en costume cravate, revêtaient un certain prestige à Libreville quoi que l’on y fasse. Forts de cette observation, certains employeurs eurent alors l’idée de fournir un costume et une cravate à ces chômeurs, qui firent ainsi fièrement croire à leurs familles qu’ils travaillaient dans des bureaux. Leurs employeurs mirent aussi à la disposition de ces employés un vestiaire et des douches où ils pouvaient en cachette enfiler leur bleu de travail d’agriculteur.
L’agriculture de ces champs permit un énorme développement économique et agricole et eut un tel succès qu’il y a 6 ans, une chaîne de télévision fit un reportage extrêmement valorisant pour ces nouveaux paysans. L’impact de ce reportage fut si important qu’il opéra un changement radical du statut d’agriculteur à Libreville, où depuis non seulement on ne se cache plus pour enfiler son bleu de travail, mais on se balade avec fièrement en ville, signe que l’on appartient au cercle de ceux qui oeuvrent dans ces jardins potagers célèbres.

08/03/2010

Gaspillage, faim & Malnutrition au coin de la rue

 

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Chronique à voir sur la chaîne Terre d'Infos, écrite et présentée par Julie Lasne le 01/03/10 en direct du SIA (Salon International de l'Agriculture) pour l'Association ALLIÉS / émanation de la FAO

INTERVIEWS & INFOS :
-) ATD 1/4 Monde : Elsa Dauché de Calignon
-)  Jean Lecointre – Banquse Alimentaires
-)  Les restos du cœur
-)  la Fondation Abbé Pierre
-)  Nicole Darmon (INSERM Marseille)

ETAT DES LIEUX DE LA FAIM & DE LA MALNUTRITION AU COIN DE LA RUE:
DEFINITION
-) La malnutrition est liée avant tout à la qualité des aliments absorbés, à leur valeur nutritionnelle. Il s’agit d’un état pathologique provenant de l’usage prolongé d’une nourriture ne fournissant pas l’ensemble des éléments nécessaires à la santé (sucres, lipides, protéines, mais aussi et surtout acides gras essentiels, vitamines, minéraux traces, fibres, etc.).


SITUATION ACTUELLE
-) Au vu de l’opulence des rayons de nos supermarchés, on pourrait croire que la malnutrition ne concerne pas nos pays industrialisés et pourtant la FAO y recense 11 millions de personnes malnutries  et 30 millions dans les pays en transition. Mais abondance n’est pas forcément synonyme de bonne nutrition.
(Ex : les Etats-Unis sont parmi les premiers pays les plus touchés par la malnutrition, arborant eux aussi de gros ventres dus à une obésité touchant plus de 50% de leur population et 25% des 6 à 17 ans, conséquence de problèmes nutritionnels ).
-)  La crise a provoqué dans nos pays depuis un an, une explosion de 5% supplémentaires de personnes en besoins alimentaires .

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-) L’insécurité alimentaire et ses répercussions sur la santé, dans les pays développés, touchent plus particulièrement les personnes jeunes, âgées, seules, mono-parentales et sans emploi.
-) Outre l’obésité, parmi les autres maladies les plus courantes consécutives à la malnutrition dans nos pays développés, nous constatons une explosion des pathologies cardio-vasculaires, de l’hypertension, du diabète, de certains cancers, …, aux impacts psychologiques, sociaux, professionnels et physiques (problèmes orthopédiques, moteur,…) considérables. (Ex :150 millions d’adultes souffriraient d’obésité dans nos pays développés , dont 12,5% en France).
-) Des recherches américaines  dans les quartiers les plus défavorisés, où se rencontrent faim et obésité, tendent à suggérer que la faim pourrait bien être une cause de l’obésité (Ex :13 millions d’enfants pauvres de moins de 12 ans y souffrent ou risquent de souffrir de faim une partie de l’année).
Résultat : de plus en plus de pays sont aujourd'hui confrontés à la fois à des problèmes nutritionnels sévères liés à des carences (retard de croissance et maigreur des enfants de moins de 5 ans), et à cette « épidémie d'obésité ».


LES  RAISONS
-) Diverses études révèlent des carences nutritionnelles évidentes chez les enfants de 1 à 5 ans issus de familles pauvres comme plus aisées et de sur-poids chez les 10-15 ans, résultat d’une abondance d’aliments trop riches, d’excès de sucres raffinés, de sédentarité. Elle démontre une corrélation entre le régime alimentaire et la mauvaise santé.
(Ex : En France, 63% des nouveaux-nés sont carencés en fer et 55% présentent une anémie).
-)  Jusqu’au milieu des années 90, les ONG et associations raisonnaient en terme de tonnages (Ex : denrées non périssables pas chères, donc riches en sucres raffinés,etc) et non d’équilibre alimentaire  (Ex : Peu de poissons, de fruits ou de légumes). Censées venir en aide aux plus démunis, elles leur fournissaient un panier moyen tout aussi déséquilibré sur le plan nutritionnel, que celui qu’ils se constituaient avant tout seuls, se heurtant aux mêmes problèmes de budget, de stockage et de locaux que leurs bénéficiaires.GRAPHFaimMonde&Ici2004FAO.jpg

ETAT DES LIEUX DU GASPILLAGE :
LES CHIFFRES & EXEMPLES
-) Au niveau mondial, 1/4 de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée. Des chiffres choquants alors  que 13% de la population mondiale souffre de sous-alimentation.
Selon le quotidien britannique, The Independant, au Royaume Uni le gâchis engendré (de la production à la gestion des déchets) représente chaque année environ 30 milliards d’euros, équivalent à cinq fois le montant de leur aide internationale et serait suffisante pour sauver de la faim près de 150 millions de personnes.
-) 30 à 40 % des récoltes sont délaissées chaque année ne correspondant pas aux caractéristiques exigées par les secteurs de la transformation ou de la distribution .
-) Dans la transformation et la restauration rapide, environ un tiers de l’alimentation est perdu.
-) Dans les supermarchés, un demi-milliard de tonnes de nourriture par an est invendu.
-) Les ménages quant à eux, jettent plus que les transformateurs et supermarchés réunis.
(Ex : Selon une étude mandatée par le ministère américain de l’agriculture, 50 milliards de dollars sont gaspillés annuellement en nourriture jetée aux États-Unis) .
-) Les repas de buffets, de cantines scolaires ou d’entreprises, de plateaux repas d’avion non consommés finissent eux aussi à la poubelle par obligation légale de destruction sous peine d’amendes !


LES  RAISONS
-) Les raisons du gaspillage sont diverses : modification des structures et de l’organisation familiales, rythmes de vie, mauvaise interprétation des DLC, ignorance culinaire de produits de base habitués au «PRÊT A CONSOMMER », pratiques commerciales et de consommation (Ex :« TOUT A VOLONTE », au « multi-pack », « X plus 1 gratuit », promotions quantitatives, réductions sur produits proches de la DLC, rupture de la chaîne du froid, emballages difficiles à vider,etc), culture du jetable .
-) C’est le moyen le plus simple et le moins cher pour tous, dont les grandes surfaces de se délester de leurs surplus déversés en  majorité dans des décharges, plutôt qu’une récupération nécessitant une énorme logistique.
-) Les contrats rigides de calibrage et autres normes de similarité des produits imposés par l’industrie de transformation alimentaire ou les détaillants, favorisent le gaspillage à grande échelle  (Ex : avec les agriculteurs souvent forcés d’arracher ou de détruire de grandes quantités de fruits et légumes parfaitement comestibles).

LES  CONSEQUENCES
-) Même la moitié des aliments redistribués à des personnes nécessiteuses, est aussi jetée parce que les gens qui la reçoivent ne savent pas quoi faire avec, ignorant comment préparer des denrées de base !
-) En Europe, un tiers au moins de la nourriture produite est jetée, ce qui pose de gros problèmes environnementaux (déchets et production de méthane mais aussi, en amont, productions agricole et industrielle, transports et emballages qui polluent…).
-) Ce gaspillage alimentaire participe à la pénurie en eau : 30% de la nourriture produite jetée chaque année représente un important volume d'eau utilisé, pour produire les aliments de base, les transformer, fabriquer les emballages, etc (Ex : Aux États-Unis cela représenterait 40.000 milliards de litres d'eau gaspillés soit les besoins de 500 millions de personnes). Un gaspillage d'autant plus inquiétant que les besoins en nourriture et par conséquent en eau risquent de doubler d'ici 2050.

LES  SOLUTIONS
-) Convaincre les pouvoirs publics du scandale de ce gaspillage afin de mettre en place une réglementation moins contraignante pour les supermarchés et autres.
-) Rassurer la grande distribution et ses acteurs que les ONG ne représentent aucunement une concurrence déloyale favorisant une consommation à l’œil.
-) Des producteurs de fruits et légumes font des dons de produits aux prix trop bas en échange d’avantages fiscaux (Ex : IMAGINE 84 « les jardins de la méditerrannée à Avignon ; Le « Programme Européen aux plus Démunis » utilisant les surplus de stocks, aujourd’hui quasi à secs).
-) Tout le monde cherchant à tirer les coups vers le bas réduit de facto ces excédents ou gaspillages.
-) De plus en plus de restaurateurs à travers le monde s’attaquent à ce gaspillage en additionnant 3% supplémentaires à la note des clients se resservant et ne finissant pas leurs assiettes.
-) Des mouvements de consommateurs et d’ONG (Ex : Freeganisme à NY) récupèrent les aliments jetés dans les poubelles des restaurants et grandes surfaces malgré la législation.





07/03/2010

L'aide consiste elle juste à amputer les blessés ou inclut-elle aussi de les remettre en état de marche?

NouvelHumanitaire.jpg

Pour un nouvel humanitaire ? L’apprentissage du développement

http://www.terredinfostv.fr/video/iLyROoafv34P.html

chronique "alliés" du 03/03/2010 sur Terre d'Infos en direct du Salon International de l'Agriculture 2010

INTERVIEWS & INFOS
-) ACF, François Danel
-) Catherine Gaudard,CCFD
-) JL Vielajus, Coordination Sud
-) Jacques Godfrain, FRANCE VOLONTAIRES
-)Gilles Hirzel, ancien responsable FAO France


ETAT DES LIEUX:

DEFINITION
-) Il faut différencier les activités « humanitaires », « d’urgence » et « de développement ». Aujourd’hui, pour beaucoup, « quand on fait de l’humanitaire, c’est qu’on a raté le développement  » (Ex : On est obligé de procéder à de l’humanitaire en Haïti en récoltant des sommes considérables pour les besoins de première nécessité, parce que l’on n’a jamais cherché à y faire du développement).
A/  On parle d’urgence ou d’humanitaire dans le cadre de catastrophes imprévues (Ex : Haïti, Tsunami,etc) nécessitant une aide immédiate alimentaire, sanitaire, médicale,…(Ex : Apports d’eau potable, hôpitaux de campagne, nourriture,etc). Cette phase doit être la plus courte possible pour des raisons de coûts mais surtout pour éviter le maintien de la population en état de dépendance.
Aujourd’hui, même les soldats américains se prévalent d’humanitaire dans leurs actions sur les zones de conflit, ce qui engendre une confusion dangereuse avec l’objet des ONG.
B/  On est censé après cette étape, parler de développement, qui consiste à redonner aux victimes les moyens de leur autonomie en se reconstruisant eux-même, en se redéveloppant, en redynamisant l’économie, en reprenant leurs activités (pêche, agriculture,…) afin de subvenir à nouveau eux-mêmes à leurs besoins. Il s’agit là d’accompagnement, de coup de pousse, rôle d’institutions comme la FAO, et non plus d’humanitaire au sens de « charité » ou de se donner bonne conscience.
-) L’objectif vital de ce « développement » est de refixer les populations sur leur territoire en leur rendant la possibilité d’y vivre par elles-mêmes, afin d’éviter qu’elles ne viennent grossir l’immigration des bidonvilles au Nord comme au Sud.

LES PROBLEMES
-) Certaines ONG ont la tentation de vouloir « tout faire » comme ACF, de la nutrition d’urgence à la réhabilitation du pays, sans y avoir forcément la même légitimité. Cette double casquette contribue parfois à cette impression de « cacophonie » entre ONG, de doublon de certaines, de carences d’autres et d’une « compétition » entre elles.
-) La différence entre les moyens faramineux alloués aux situations d’urgence en termes médiatiques, techniques ou économiques, sans commune mesure avec ceux insignifiants pour le développement, explique la quasi absence de progrès en la matière dans les pays sinistrés.
-) Au vu des sommes colossales récoltées sous le coup de l’émotion et des coups médiatiques humanitaires lors de tels drames, et compte tenu de ce désinvestissement dans la réhabilitation durable des milieux sinistrés, beaucoup se questionne de plus en plus sur la réelle efficacité d’une telle « aide humanitaire ».

LES  CONSEQUENCES
-) A fortiori, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la pertinence des moyens mis en place jusque-là, devant le constat d’échec ou de stérilité quant au recul de la faim et de la pauvreté dans le monde entre autres.

LES  SOLUTIONS
-) L’intérêt de toutes les ONG, y compris celui des victimes, passe probablement par une meilleure définition, coordination et synergie de leurs expertises réciproques et par une alliance entre leurs complémentarités.
-)  On évoque de plus en plus :
∑ « Le Développement Participatif »,
qui considère les populations du Sud capables de se débrouiller par elles-mêmes en leur donnant accès aux bons outils et en les responsabilisant. L’apport des associations ou ONG se traduit par des formations (comptabilité, gestion, informatique,…), l’apprentissage et le partage de techniques agro-forestières, d’expériences agricoles, etc (Ex : Travail de Pro-Natura International en Afrique avec ses jardins potagers,…).
∑ « Un Développement Solidaire Réciproque »,
qui ne consiste plus en une assistance aux PED mais en un partenariat réciproque du Nord vers le Sud et inversement. Ce développement basé sur un principe d’échanges et de réflexions en commun, reconnaît la richesse des apports et progrès que les pays du Sud pourraient aussi nous faire découvrir en retour.
Les PED sont en effet forts de savoirs ancestraux et familiaux, de connaissances de cultures et d’adaptations à des écosystèmes et climats différents des nôtres, souvent transmis par le seul biais de la tradition orale.
(Ex : FRANCE VOLONTAIRES avec les producteurs africains a recherché de nouveaux types de productions attractives, à forte valeur ajoutée, sur des filières existantes comme le coton. Ils ont ainsi développé une filière de coton bio, se positionnant par sa qualité en dehors des cours mondiaux et des exportations directes, que l’on s’arrache à prix d’or).
-) Ce type d’approche concerne une réflexion globale sur le développement et l’amélioration des conditions de vie en milieu rural, sur le plan humain, éducatif, social, économique et agricole. Leur idée étant qu’à qualité de vie égale ou agréable, le monde rural n’aura alors plus ni raison, besoin ou envie de tout quitter pour venir grossir les rangs de  l’immigration.
(Ex : Une école d’agriculture ne formera pas que des agriculteurs mais aussi des femmes et autres, en dispensant des formations scolaires contre l’illettrisme, en créant des services sociaux afin de produire un climat humain rural  et de rendre ce milieu vivable).

05/03/2010

Eau et Sécurité Alimentaire:"Jeter de la nourriture, c'est comme laisser un robinet d'eau ouvert"

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"Jeter de la nourriture, c'est comme laisser un robinet d'eau ouvert"

INTERVIEWS & INFOS 
-) L'eau qui constitue les aliments : FAO France - M.Drissi
-) J.F. DONZIER, Directeur général de l'OIE (Office international de l'eau)
-) L'eau, accès aux biens essentiels: cf. VEOLIA - D. Heron

Chronique du 3 mars 2010 en direct du Salon International de l'Agriculture à voir sur Terre d'Infos:

http://www.terredinfostv.fr/video/iLyROoafvsKw.html



ETAT DES LIEUX :

L’EAU & LA SECURITE ALIMENTAIRE
-) Sans eau il n’y a pas de culture, donc pas de nourriture. Pour la FAO, la maîtrise de l’eau est un élément clé de la sécurité alimentaire , de la sécurisation de la production et de l’amélioration rapide de la productivité du secteur agricole, en particulier en Afrique où l’on utilise moins de 4% des ressources hydriques renouvelables, contre 20% en Asie. Dans les pays en développement, seuls 20% de la superficie agricole sont irrigués et fournissent 40% de la production, en Afrique sub-saharienne, seulement 4% des terres arables sont irriguées, contre 38% en Asie.
-)  Avec l’accroissement démographique prévu, selon la FAO, la production alimentaire mondiale devra augmenter de 60%, sans compter que les comportements alimentaires mondiaux s’uniformisent exigeants de la viande et des produits laitiers pour tous, dont la production est très hydrophage .
-)  Les prélèvements effectués par plusieurs pays, non seulement dépassent les capacités actuelles de recharge des nappes mais certains n’hésitent pas à pomper les précieuses eaux fossiles potables des  aquifères pour leurs cultures.
-) Avec le changement climatique qui se profile, il faut encourager la recherche-développement dans le secteur des énergies renouvelables et de l’agriculture afin d’accroître la résilience et l’adaptation aux changements climatiques des cultures et des animaux.
(Ex : Le lac Tchad, jadis le sixième du monde, ne couvre plus que 10 pour cent de sa superficie d’il y a 35 ans, ce qui met en péril les moyens d’existence des populations locales.). Les enjeux concernant la sécurité alimentaire, la demande accrue d’énergie et  la lutte contre le changement climatique sont intimement liés et nécessitent une réponse collégiale globale internationale.
-) Cela implique la mise en oeuvre d’investissements accélérés et de programmes intégrés sur l’eau, l’agriculture et l’énergie pour renforcer le développement durable, ainsi que l’expansion des superficies bénéficiant d’une gestion durable des terres et d’une maîtrise de l’eau. Il faudrait privilégier les projets à petite échelle, peu coûteux pour la collecte, l’irrigation et le drainage de l’eau (EX : collectes de l’eau de pluie, des petites rigoles jusqu’aux barrages, systèmes d’irrigation localisée comme le goutte à goutte plutôt que la submersion des champs,…).

ASSAINISSEMENT DE L’EAU
-) Les objectifs du millénaire fixés par les Nations Unies sont de réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population n’ayant pas accès de façon durable à l’eau et à des services d’assainissement de base.
L’importance des investissements dans les domaines de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement sont vitaux, car en 2030, les deux tiers de la population mondiale vivront dans les villes, et 39 %, contre 9 % aujourd’hui, n’auront pas accès à l’eau .
-) Les entreprises missionnées pour assurer une desserte effective en eau, comme VEOLIA (ALLIES) ont donc plusieurs enjeux prioritaires pour y parvenir .
. I :
∑ La remise en état des infrastructures existantes de distribution d’eau surtout dans les PED (pays en voie de développement) où les populations pauvres ont encore recours à des systèmes d’assainissement majoritairement collectifs (pompes) et individuels rudimentaires.
∑ L’optimisation de la performance et du bon fonctionnement des réseaux (Ex : Afrique où 3 à 4h de coupure d’eau quotidienne sont courantes) et la lutte contre les sources de déperdition d’eau ou de pollution.
∑ L’assainissement des eaux qui inclue : le traitement de l’ eau potable pour l’habitat, de l’eau propre pour l’agriculture mais plus important encore, celui des eaux usées et leur recyclage pour éviter la pollution des nappes phréatiques et autres dangers. (Ex : A Durban (Afrique du Sud) où Véolia apprit à 5000 personnes à récupérer les eaux grises (eaux de vaisselle,etc)  pour développer le maraîchage, l’arrosage de jardins potager et de la culture de fleurs destinée à la vente sur l’autoroute longeant leur bidonville ).
. II :
∑ D’évaluer l’accessibilité équitable de tous à ce réseau d’eau et de l’améliorer selon les moyens de la population, soit par le raccordement individuel dans les maisons ou collectif via des pompes.
. III:
∑ De faire part aux décideurs de ces régions (collectivités territoriales), de leur expertise et des meilleures  solutions pour permettre un accès à l’eau potable au maximum de leurs populations, avec une tarification différenciée adaptée à leurs moyens selon des règles édictées par l’ONU  pour ces entreprises.(Ex : A Santiago du Chili où, malgré un développement économique subsiste une classe pauvre, le maire voulait mettre une tarification unique de l’eau potable pour tous. VEOLIA lui proposa plutôt un accès équivalent pour tous mais une tarification proportionnelle aux moyens des personnes afin d’éviter tous mouvements sociaux.) (Ces entreprises ne jouissent donc d’aucun droit de concession sur l’eau mais répondent au contrat passé avec ces collectivités).
∑ Malgré les rares soutiens gouvernementaux concernant la réhabilitation ou l’amélioration des systèmes d’assainissement de ces quartiers, des actions locales d’aide au développement basées sur l’implication des populations locales se mettent en place avec l’aide de ces entreprises.
. IV:
∑ D’accompagner ces changements techniques et financiers aussi sur le plan sociologique pour en permettre les progrès sanitaires, compte tenu du danger du poids des habitudes. (Ex : A Tanger (Maroc) existaient des bornes d’eau collectives dans la ville payées par la municipalité. Face aux manques de moyens de la municipalité pour financer un réseau de distribution individuel pour les particuliers, Véolia négocia avec des associations de quartier et les habitants pour les aider à faire eux-mêmes ces branchements individuels.
Devant l’absence de progrès sanitaire à Tanger malgré ces raccordements individuels, le Collège de France entreprit une étude.
Elle montra que ses habitants étaient tellement habitués à chercher de l’eau aux bornes-fontaines, aux coupures d’eau et à son stockage, qu’une fois raccordés à l’eau courante, ils continuèrent à la stocker dans des bidons.)

CONCLUSION ET SOLUTION
-)  Hormis la remise en état, le développement des infrastructures de distribution d’eau et la nécessité de programmes de développement rural agricole pour accroître la productivité, réduire la pauvreté et les inégalités entre les sexes, éléments indispensables à la sécurité alimentaire, le concept « d’eau virtuelle » serait à étendre. ( Les pays en manque d’eau importeraient des régions excédentaires dans cette ressource, des aliments de base (céréales,…) et utiliseraient leurs maigres eaux pour la culture de produits à forte valeur ajoutée comme les fleurs, fruits et légumes. Les devises obtenues leur permettant alors d’importer des céréales).
Tous ces projets de Véolia (ALLIES), entre autres, sont des systèmes éprouvés, efficaces et reproductibles à d’autres pays, et font partie des idées et propositions rentrant dans le cadre de l’objet d’ALLIES.
-) Pour les experts, il est également urgent de réduire la quantité de nourriture gaspillée dans les PED mais surtout dans nos pays développés. 30% de la nourriture produite chez nous est jetée chaque année, représentant près de 50 milliards de dollars mais surtout un volume d'eau faramineux qui a servi à produire les aliments de base, les transformer, fabriquer les emballages, etc. Jeter de la nourriture c'est comme laisser un robinet d'eau ouvert . Si nous ne changeons pas nos pratiques, l'eau sera la contrainte principale à la production alimentaire à l'avenir.

27/02/2010

Accaparement des Terres:Quand des pique-assiettes s'invitent à la table du Sud



AccaparementTerre.jpg

Chronique à voir sur la chaîne Terre d'Infos, écrite et présentée par Julie Lasne le 27/02/10 en direct du SIA (Salon International de l'Agriculture) pour l'Association ALLIÉS / émanation de la FAO

http://www.terredinfostv.fr/video/iLyROoafvgoR.htm

Course au foncier et accès à la terre + achat du foncier

http://www.terredinfostv.fr/video/iLyROoafv9Aw.html

Course au foncier et accès à la terre + achat du foncier

INTERVIEWS & INFOS :
-) Michel Merlet (AGTER)
-) Lorenzo Cotula (IIED)
-) Paul Mathieu (FAO)


DEFINITION :
-) L’accès à la terre représente l’ensemble des procédés par lesquels les citoyens, individuellement ou collectivement, acquièrent les droits et les opportunités leur permettant d’occuper et d’utiliser des terres (à des fins de production, économiques et sociales), temporairement ou ad vitam, aussi appelés : droits d’usage et droits coutumiers.
-) Les cessions de terres ne sont pas nouvelles (cf.concessions de minerais, caoutchouc, bananes & fruits avec DOLE, CHIQUITA, UNILEVER (palmiers),…), la nouveauté est cette extension à l’agriculture sur base d’accords « volontaires » entre États indépendants et non plus sous contrôle colonial mais financier.

ETAT DES LIEUX :

LE BOOM
La FAO  et nombre d’acteurs évoque un néocolonialisme agraire et une biopiraterie ayant pris son essor avec la crise de 2008, les fluctuations extrêmes des prix des matières premières et du pétrole ayant aboutis à des émeutes de la faim ; à la conscientisation pour les pays : du danger et du coût d’un approvisionnement dépendant essentiellement du marché mondial et à la transformation des terres et des semences en actifs stratégiques spéculatifs, plus sûrs pour les capitaux boursiers.
En un an, des dizaines de millions d’hectares sont ainsi passés sous le contrôle de quelques grands groupes, représentant des pourcentages parfois élevés des surfaces agricoles des pays concernés. Bien que la moitié des terres arables mondiales soit disponible, l’Afrique, par exemple, n’a pas ou peu de bonnes terres libres .

LES ACCAPAREURS
Même si tous recherchent le profit immédiat, les accapareurs sont soit surtout dans une logique de production agricole, soit de fonds d’investissements privés jouant sur la valeur capitalistique des terres arables.
-)  Les pays investisseurs justifient ces « accaparements » en vue d’assurer la propre sécurité alimentaire et énergétique de leur population, ne disposant pas de terres de qualité, ni d’eau ou de ressources énergétiques propres suffisantes (Arabie Saoudite, Qatar, Bahreïn, Corée, Libye, Chine, Pays du Golfe, EAU, Egypte, Malaisie, Inde, Japon,Koweït,…) au travers d’ accords « win win » de pacotille pour les pays du Sud.
Au rang de ces investisseurs privés, plusieurs pays du Nord (Allemagne, Suède, …) voient leur intérêt dans l’achat de biens fonciers à bas prix ou avec des baux emphytéotiques à 1€/an sur 99 ans sans impôt foncier, une main d’œuvre locale donnée, une défiscalisation partielle ou totale des activités et des biens de l’entreprise par l’état hôte, des terres adaptées à la production d’ agrocarburants et des subventions/rentes de nos politiques. (Exemple avec la directive Energie renouvelable du parlement européen de décembre 2008 : atteindre les 10 % d’agrocarburants d’ici 2020 malgré l’impossibilité  de les produire sur les terres européennes, produisant un effet de rentes sur les terres lointaines).

LES PROMOTEURS - VENDEURS
Les États souverains, anciens pays colonisés, font souvent la promotion des investissements étrangers seuls capables –selon eux - de tirer le meilleur parti des ressources et des terres du Sud grâce à leurs capitaux, à la supériorité de la grande production technologique sur la production familiale ou paysanne.
La FAO, la Banque mondiale, Via Campesina et d’autres  contredisent cette thèse qui ne tient pas compte des connaissances ancestrales, climatologique, environnementales et du terrain qu’en ont leurs paysans, dont la productivité dépasserait certainement celle de ces grandes entreprises si on leur allouait les mêmes moyens agricoles.

LES  RAISONS
Si les Élites de ces États hôtes appliquent ce principe de « domanialité » hérité du colonialisme au profit des investisseurs privés et au mépris des droits d’occupation, d’usage, historiques et coutumier de sa paysannerie, c’est par dédain et méconnaissance de cette dernière et de ses savoir-faire . Ils l’estiment responsable de la sous-utilisation des terres vu leur manque de moyens divers.
Ils justifient leurs facilités à ces investissements étrangers sous couvert d’être générateur de développement pour la population au travers de leurs structures de production compétitives, économiques et efficaces contrairement aux producteurs locaux. Ils les avancent comme une solution à la pauvreté, la sous-alimentation, aux infrastructures et moyens de communication défaillants grâce également aux prêts financiers consentis par ces investisseurs.


LES  RISQUES (SOCIAUX, ENVIRONNEMENTAUX, POLITIQUES, ECONOMIQUES, FONCIERS…)
-) Ces États receveurs d’investissements cèdent des avantages à long terme et des biens précieux comme la terre, contre des avantages financiers court terme. Ils pourraient ainsi perdre une partie du contrôle et de la souveraineté de cette ressource terrestre majeure.
-) Le vol des terres de ces populations, la négation de leurs droits coutumiers historiques, aurait fait plus d’un milliard de personnes considérées comme« squatters » .
-) Cette marchandisation de la terre par la capture des richesses et des rentes, licitée par des contrats « volontaires » conclu avec un rapport de force inégalitaire financièrement, techniquement comme juridiquement, accélère le chômage avec la mécanisation, la prolétarisation, la migration, la biopiraterie des semences et la disparition irréversible d’une population rurale(la moitié de l’humanité) et de son savoir. Notre productivité agricole mécanisée étant 200 fois supérieure à la leur, ils ne peuvent pas lutter même sur leurs propre marché avec des prix à la tonne de 100 $ pour les USA, 160€ pour l’Europe et 700 à 800€ pour les PED.
-) D’où cette qualification de néocolonialisme agraire devant des pays étrangers aptes à dicter et contrôler la politique et la production agricoles ainsi que l’usage des terres d’un autre pays, à en exclure ou en exploiter ses petits producteurs.
-) Les déplacements de ces réfugiés agricoles ne peuvent qu’aggraver la pauvreté, l’insécurité alimentaires, les risques de conflits ( sociaux, piraterie dans le Golfe d’Aden,etc), le grossissement des bidonvilles et de l’immigration clandestine vers les pays « développés ».
-) Les productions monocultures intensives étrangères ont également une logique de rentabilité court terme, ne prenant pas en compte leur possible destruction massive par un parasite ou un problème climatologique et les désastres conséquents à des milliers d’hectares ainsi réduits à néant : désastres climatique, environnemental et social irréversibles (ex : suite à la destruction de forêts primaires ; les réfugiés agronomiques,…).
Majoritairement le risque est plus d’une spoliation que d’une réelle opportunité pour les pays du sud. De rares États souverains comme le Niger n’ont pas cédé aux sirènes des investisseurs étrangers, leur pays, leur économie et leur développement actuels leur donnant raison d’avoir privilégier la population à la spéculation et à la corruption.


LES  SOLUTIONS POSSIBLES (DE REGULATION DE CET ACCAPAREMENT DES TERRES)
Les solutions ont trait aux concepts de l’économie politique, des questions foncières et du droit international.
-) Il est urgent de sécuriser et de légaliser les droits fonciers existants, surtout ceux des communautés paysannes et des petits fermiers (ex : En Afrique, 80% des droits de propriété ne sont pas enregistrés par écrit). Les cessions de terres doivent faire l’objet d’une double négociation, nationale (entre parties signataires, États ou entreprises) et locale (avec les populations sur ces terres) afin de rétablir une « égalité » dans le rapport de force des acteurs en négociation.
-) L’Etat  hôte doit pouvoir mener sa propre politique agricole sans sacrifier ses petits producteurs, et ce, au travers dans un accord transparent, respectueux de la population, équitable et intelligent.
-) Un tel accord doit permettre de cumuler production vivrière pour la population et production pour l’exportation ainsi qu’un réel développement rural sans spoliation avec le règlement d’un impôt foncier et des droits de douane.
-) La solution idéale semblerait être une combinaison entre apports étrangers et locaux, soit une synergie entre capitaux, moyens techniques, agroforestiers, agro-écologiques et les expertises paysannes de leurs écosystèmes, de leur savoir ancestral.
-) Les investissements reçus par les gouvernements hôtes seront une opportunité dans la perspective de développement rural global, nécessitant une vraie politique agricole de développement des infrastructures de production, de transformation et de commercialisation, qui soit ainsi créatrice de revenus, d’emplois et de redistribution à un maximum de population.
-) Si des populations doivent être déplacées,ce doit être en contrepartie de compensations justes et réelles.
-) Le marché devrait être utilisé à des fins de recherches des complémentarités.


CONCLUSIONS
Réunir dans une même main le droit d’usage de la terre, le droit de gestion et le droit de transfert/cession, transforme la terre en marchandise et en permet ces accaparements. Rendre ces deux derniers collectifs permettrait des régulations adéquates.

Plus d'infos sur le site:  www.associationallies.fr

Prochaines chroniques de J.Lasne à venir durant le SIA 2010 à suivre sur la chaîne Terre d'Infos:

- Gaspillage, Faim & Malnutrition au coin de la rue

- Eau & Sécurité Alimentaire

- Pour un Nouvel Humanitaire? L'apprentissage du développement

- Illetrisme, pauvreté et faim

18/01/2010

Haïti - Des morts à la pelle jusqu'aux tractopelles



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Dans la nuit du mardi 12 janvier 2010, un tremblement de terre s'abat sur Haïti qui n'en est plus à une catastrophe près. Mis à part qu'il ne s'agit pas là que d'un terrible tremblement de magnitude 7 sur l'échelle de Richter pour une population en survie depuis des années, mais d'un véritable séisme humain.

Les journaux d'informations nous révèlent un jour qui se lève péniblement au-dessus d'une brume plâtrée.La capitale haïtienne émerge de ce halo irréel, s'apparentant plus aux vestiges d'une cité ancienne qu'à une ville du vingt et unième siècle, des corps d'albâtre semblables à ceux pétrifiés dans la lave pompéienne, se distinguent parmi les ruines. De ce décor en noir et blanc se dégagent des silhouettes fantômatiques le traversant, hurlant, errant, hantant ces lieux habités il y a peu.                                                                                                                 Au fur et à mesure que la lumière croit, l'enfer apparaît avec ses créatures se contorsionnant de douleur sur fond d'apocalypse, condamnées  à ce sort avec pour seul crime d'avoir habiter Haïti.

Les images que les médias nous en montrent sont, comme lors de toute catastrophe, plus insoutenables les unes que les autres. Tous les ingrédients pour assurer l'audimat sont présents: cadavres par milliers, il y en aura pour tout le monde et pour toutes les télés; rescapés miracle revenus d'entre les morts avec bébé Winnie en guest star involontaire de JT télé réalité; blessés futurs décédés faute d'unité médicalisée et mourants pour lesquels on n'a pas le temps.

Je ne sais pas ce qui est le plus choquant, hormis la catastrophe en elle-même, dans ce que l'on en voit et en entend: entre la guerre publicitaire américano-française sur le droit monopolistique du sol et des secours que le premier arrivé s'approprie, renvoyant un hôpital de campagne français chez lui condamnant entre autres les victimes gangrennées a y passer; entre la concurrence des États présents là-bas pour le titre de "Meilleur Sauveteur du Mois"; entre apprendre l'absurdité de l'arrivée de réserves massives de riz et de pâtes pour soulager la famine d'habitants, tout autant privés d'eau potable...que d'eau de cuisson et de les savoir affamés devant ces denrées inutilisables; entre la vision de ces monceaux de cadavres enterrés ou plutôt ensevelis avec les seuls honneurs d'un tractopelle;...

On dirait qu'au hit parade des drames, plus le nombre de victimes est important, moins le moindre hommage est présent. Là où pour un mort de banlieue, pour quelques jeunes abattus dans un lycée, pour une famille incendiée dans sa maison, un accident d'ascenseur, une morsure de pitbull ou autres, des centaines de personnes se  soulèvent, manifestent en marchant en silence dans les rues pour qu'ils ne soient pas oubliés, pour cent mille morts ou pire, seules les pelleteuses et les brouettes défilent sur les routes haïtiennes. Ce n'est pas la première fois que ce "paradoxe" m'interpelle, comme si la valeur d'un seul être humain importait plus que celle de toute une communauté, comme si le nombre de défunts à partir d'un certain seuil vous enlevait toute humanité, toute âme, tout droit au respect en tant que personne et ne vous résumait plus qu'à une partie de chiffres d'un bilan compte de résultat mortel. Ce qui de votre vivant vous définissait en tant qu'être, ce qui déterminait votre identité comme votre unicité, votre valeur et vos valeurs, ce qui faisait votre attrait comme votre particularité, votre charme ou votre sensibilité, disparaît dès l'instant où vous n'êtes plus qu'un agrégat de chair humaine perdu dans une masse considérable d'autres gravats humains. Dès lors que vous n'êtes plus, vous n'êtes même plus un corps, on se sert de votre dépouille tantôt comme barricade routière, tantôt comme parpaing de délimitation de zone de l'au-delà, ou comme étendard de révolte face à une aide internationale qui se fait attendre.

Je pense à ceux qui sont ici et dont certains des leurs étaient peut-être là-bas, j'imagine que cela pourrait tous nous arriver, d'assister impuissants à des milliers de kilomètres, à l'exhibition télévisée ou magazine de nos proches ou amis pris dans un tel drame. Que ressentirais-je si c'était ma mère, mon enfant, mon mari ou juste une amie, là enseveli, livré en patûre aux médias internationaux sans consentement ni pudeur ou égards ? Comment pourrais-je vivre avec leur image tapissée en une des kiosques à journaux, me suivant à chacun de mes pas ? Comment assumerais-je que la planète aie découvert l'un de mes proches dans son plus simple appareil, qui jusque là m'était resté inconnu? Quel choc vivrais-je si c'était le corps de l'un d'eux qu'une pelleteuse soulevait parmi d'autres dépouilles, tels des sacs dans une décharge, pour les déverser dans une fosse commune en attendant des jours meilleurs? Comment accepterais-je de voir des rescapés escalader leurs restes emprisonnés dans le béton pour en aider d'autres, ou plus réalistement de s'en servir comme marche-pied pour accéder à des biens encore à piller ?

Comment peut-on oublier que cet insignifiant ensemble de chair et d'os était quelques heures auparavant un être vivant, un être humain doté de sentiments, sensible à la joie comme à la peine ou à la douleur ? Comment  peut-on éluder si vite, que c'était une personne, doté d'une histoire unique parce que sienne, d'une famille, d'un entourage, d'envies et de peurs, de rêves et de souvenirs, de relations d'amour, d'amitié, de haine ou de travail, d'un passé brisé sur l'écueil du présent ?

Comment ne réalise-t-on pas que ce cadavre était quelqu'un comme nous, fait de dignité et digne de respect que l'on nous montre indifféremment à travers la lucarne du petit écran ou des unes de magazines sur le même plan que le dernier people en string, que le drame de la neige qui tombe en hiver, que la  catastrophique défaite du club de foot un tel ou d'un tsunami boursier de 0,3 point ?

On ne sait pas toujours ce que l'on vaut vivant, mais mort parmi tant d'autres, quelle valeur nous donnerait-on encore?

Face à tant de morts,n' en oublie -t-on pas que ce sont des hommes?

JL

 

 

19/12/2009

Bilan de Copenhague: Réchauffement dans les relations Nord/Sud

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Les débuts de la conférence de Copenhague 2009 étaient annonciateurs.
En ce début décembre, nous arrivons au Bella Center, au milieu d'un désert de béton et de barrières de contention sans âme qui vive, nous cherchons désespérément une indication de cet évènement incontournable de notre Air: le COP 15. Le taxi nous confirme que ce no man's land, plus apparenté à un Berlin Est muré qu'au point de rendez-vous le plus chaud de l'histoire, est bien le site névralgique où la planète vient refaire le monde et où beaucoup de monde vient se refaire une virginité.

Après avoir croisé quelques Robocops armés jusqu'aux dents chargés de maintenir l'ordre parmi ces barricades désertes, nous longeons un canal encadré de pylônes en accord avec la grisaille ambiante où seul gronde un vague clapotis aquatique, avant de tomber enfin sur une entrée version préfabriqué de chantier.
Nous y sommes, dans ce lieu bientôt mythique, qui aura vu quelques jours plus tard débarquer les chefs d'État du monde entier venus en masse produire du vent, provoquant ainsi la plus grande catastrophe liée au réchauffement climatique.
Une fois passés aux rayons X,Y et Z, fouillés au corps et à l'esprit, la grande marche vers notre badge de traçabilité commence dans de longues files rappelant le temps des tickets de rationnement pour quelques denrées.
Les vikings nous attendaient à 15 000, mais nous arrivâmes à 45 000 âmes issues des quatre coins du globe. Loin d'être impressionnés, 48 heures à peine après le début de cette manifestation, ils n'hésitèrent pas à renvoyer les galériens en surnombre à la case départ de l'aéroport. Officiels ou Officieux, VIP ou VRP, journalistes ou écologistes, intervenants ou manifestants, les derniers arrivés seraient les premiers à rentrer, mais chez eux!

Alors avec des bases déjà aussi rigides comment pouvait-on espérer faire bouger un tel sommet ?
Comment espérer s'en sortir s'ils ne laissent même pas entrer nombre de déplacés climatiques à Copenhague ?
Comment envisager un accord Nord/Sud quand ils sont tous à l'Ouest, que leurs clignotants sont au rouge face aux Verts et que le climat boursier indique des vents contraires selon les pendules affolés de nos analystes financiers ?

Si nos dirigeants possédaient vraiment des talents de voyance, ils verraient qu'un tel futur n'a pas d'avenir.

Julie Lasne

28/11/2009

Rupture de partenariat entre Amnesty International & Casino/LES LOVEMARKS ATTENDENT DES PREUVES D'AMOUR DE LEURS PARTENAIRES

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LES LOVEMARKS ATTENDENT DES PREUVES D'AMOUR DE LEURS PARTENAIRES

Mi 2009, Amnesty International France mettait fin à son union avec le groupe Casino après 5 ans d'une relation jugée à uni sens par AIF.
Se sentant si pas trompé, du moins las d'un partenaire aux vaines promesses, qui avait su trouvé les mots pour séduire l'ONG au début de leur rencontre, mais avec qui les lendemains déchantaient.
La belle AIF croyait à un futur commun, bâtissait déjà des projets d'avenir ensemble dans son esprit, confiante dans les accents de sincérité d'une cour aussi assidue x années durant. Malgré un contrat de mariage sous le régime d'un protocole d'accord, celui-ci n'ayant pas été honoré par Casino selon AIF, la lovemark décida de mettre un terme à cette lovestory de façade.
La presse qui avait été témoin des premiers émois de ces deux acteurs de milieux et de cultures que tout opposait, allait assister à la triste fin d'une histoire qui se voulait durable dont la responsabilité sociale incombait vraisemblablement au géant Casino.
Libérée de sa prison aux illusions amères et bien que séparés, AIF ne jurait pas de ne plus succomber aux yeux doux de son "épicier".

La morale de leur histoire est:
Qu'aujourd'hui pour partager la vie d'une lovemark et se faire aimer par elle, une grosse caisse sans preuve d'engagement réel ne suffit plus.

Julie Lasne


-) "AI France met fin au partenariat avec le Groupe Casino21.07.2009

Communiqué de presse d’Amnesty International France
Paris, le 21 juillet 2009 - SF 09 M 77

Par un courrier en date du 16 avril 2009, Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France (AIF) a fait part au Président du Groupe Casino, Jean-Charles Naouri, de la décision du Bureau exécutif de mettre fin au partenariat qui liait les deux organisations depuis 2003.
Cette décision résulte du constat qu’aucune action significative n’a été conduite en commun depuis plusieurs années malgré des propositions formulées par Amnesty International France.
AIF prend acte que la mise en œuvre du protocole d’accord signé en 2003 et revu en 2006 n’a pas été satisfaisante. Hormis quelques actions ponctuelles dans le domaine de la promotion des droits humains, AIF n’a identifié aucune avancée significative dans la mise en place de mesures visant à prévenir les violations des droits humains pouvant découler des activités du groupe. AIF demandait que l’engagement de Casino dépasse les déclarations de principe et se traduise par la mise en œuvre d’une stratégie globale visant à respecter les droits humains de l’ensemble de ses parties prenantes.
Au cours d’une rencontre entre les deux organisations le 20 mai dernier, Amnesty International France a confirmé sa décision, bien qu’elle n’exclue pas de nouvelles collaborations avec le Groupe en dehors de ce cadre partenarial.

Amnesty International France
Service presse - Aurélie Chatelard / Laure Delattre 01 53 38 65 77 - 65 41 / 06 76 94 37 05 "
-) "...Des bonnes pratiques…en théorie

Presque tous les distributeurs se sont aujourd’hui dotés de chartes éthiques ou de codes de conduite qui imposent des critères sociaux à leurs fournisseurs et sous traitants. Mais « ce sont presque toujours exclusivement les fournisseurs qui s’engagent à respecter les principes déontologiques, et non pas les donneurs d’ordre », indique le cabinet Syndex. Carrefour a ainsi indiqué au collectif qu’il serait prêt à faire évoluer le cahier des charges des acheteurs tandis qu'Auchan explique « qu’un effort est réalisé au niveau de la formation des personnes en charge des achats ». Dans l’enseigne, 200 personnes des bureaux locaux (Inde, Chine, Bangladesh et Thaïlande) et de France ont ainsi été sensibilisées, par des formations théoriques et sur le terrain.

Pour autant, certaines chartes sont très faibles comme celle de Leclerc qui ne fait pas mention du respect de la liberté syndicale, du salaire vital ou des heures de travail raisonnables... d’autres ont été obtenues de haute lutte : celle de Casino par exemple a été signée un mois avant qu’Amnesty International ne rompe officiellement son partenariat avec l’enseigne mi 2009, justement en partie parce que cette charte demandée expressément par l’ONG n’aboutissait pas. « Nous avons tout de même attendu 5 ans d’avoir des signes d’efficacité. Nous n’avons pas arrêté le partenariat en raison de violations de droits du travail, ce n’était pas l’objet du partenariat et nous n’avions pas les compétences, mais par rapport aux ressources consacrées. Nous n’avons pas eu les avancées attendues sur la mise en place des mesures visant à les prévenir », souligne Antonio Manganella, responsable de la commission entreprises de l’ONG. Il y a quelques années, une collaboration avait aussi été discutée entre Auchan et le collectif éthique sur l’étiquette mais n’avait pu aboutir. En fait, seul Carrefour a réussi à construire une collaboration dans la durée avec la Fidh avec laquelle elle travaille depuis 1997..." Source Novethic

27/11/2009

1er Forum Alliés/FAO 2009 / Entreprises - ONG - Collectivités territoriales

« N’oubliez pas ce milliard d’hommes qui meurent de faim. Soyons à leur côté.»,
Jacques Diouf, Directeur général de la FAO (La Croix, 18 septembre 2009).

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ALLIÉS est une association émanant de la FAO (Food & Agricultural Organisation) ayant pour objet de servir de trait d'union à des partenariats entre ONG, acteurs du social Business, Entreprises et collectivités, pour laquelle j' oeuvre bénévolement à la communication.
Le mercredi 14 octobre 2009, dans cet objectif, nous avions organisé le premier forum multi-partenariats réunissant ces différents acteurs en vue d'initier de nouvelles rencontres, voir de futures collaborations entre ces divers univers à l'image de Danone et la Grameen Bank, etc
Chacune des parties fait preuve d'une volonté sincère d'initier le dialogue et un rapprochement avec les autres, le seul frein semble être une difficulté à se rencontrer ou du moins à se réunir lors d'un évènement commun et à communiquer ensemble, car même si tous parlent d'une même voix, leurs modes d'expression diffèrent selon leur univers.
De cette observation d'un besoin impératif d'un intermédiaire, est née la légitimité d'ALLIÉS, qui se propose, entre autres, comme un trait d'union entre ces différents acteurs pour leur permettre de se trouver ou de se retrouver lors de manifestations comme lors de ce premier forum.
ALLIÉS s'inscrit également comme un "traducteur" entre eux, leur permettant de mieux se comprendre en traduisant dans le langage usuel du domaine de chacun, la volonté, les idées, propositions et besoins des uns et des autres.
Ce forum et les échanges qui s'y sont tenus ont confirmé outre l'envie réciproque de multi-partenariats, l'intérêt conjoint de telles alliances "WIN WIN" pour toutes les parties, débouchant souvent sur des développements, des progrès, des avancées et des bénéfices au-delà des espérances de tout businessplan quant aux objectifs mutuels.
Au travers de l'exemple de Danone et la Grameen Bank:
Outre les bénéfices en terme d'image et de communication pour une entreprise comme Danone dans ce partenariat avec Muhamad Yunus et outre l'importance cruciale en terme de socialbusiness, de nutrition et d'amélioration des conditions de vie au Bangladesh, un tel partenariat a vraisemblablement aussi permis à Danone de s'inscrire comme un référent clef de la nutrition dans ces pays et de lui permettre d'espérer ainsi un position de leader dans l'opinion publique et donc auprès de ces futures consommateurs.
Mieux encore, les recherches et progrès nécessaires à l'élaboration d'un tel yaourt contenant les nutriments adéquats pour couvrir 1/3 des besoins journaliers d'un enfant du Bangladesh tout en en assurant une saveur agréable et mangeable, ont certainement amené Danone sur des terrains d'expérience auxquels ils n'auraient pas pensé et sur des développements R&D qui leur seraient restés étrangers autrement.
Ces multiples tests et réflexions nécessaires à l'élaboration d'un tel produit pour des pays en voie de développement, les ont très probablement conduits à progresser parallèlement sur leur terrain des alicaments / de la santé par l'alimentation pour nos pays développés.
Il est potentiellement légitime de penser que des produits lactés idoines pour l'ostéoporose, le diabète, le cholestérol et compagnie, ne tardent pas à faire leur entrée sur nos marchés, et que les fruits des recherches pour un yaourt socialbusiness se traduisent aussi en fructueux autres business tout court.

JL

Source FAO/ALLIES:
"ALLIES s’inscrit comme un trait d’union entre ONG – Entreprises – Collectivités. Son rôle de
catalyseur a pour objet de conseiller pour passer des projets à l’éligibilité.

Pour marquer la journée mondiale de l’alimentation du 16 octobre, la FAO et ALLIES invitent
les entreprises, les ONG et les collectivités territoriales désireuses d’agir solidairement dans
la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté à participer à un FORUM dont la vocation
est de susciter des projets, de multiplier les synergies et partenariats entre acteurs engagés
pour combattre ces fléaux.

La faim gagne du terrain
Le dernier rapport de la FAO montre que le nombre des personnes souffrant de la faim dans
le monde continue d’augmenter : aujourd’hui, plus de 2 milliards de personnes sont victimes
de malnutrition, dont un milliard 20 millions de personnes souffrant chroniquement de la faim.
Le défi est non seulement d’assurer une alimentation convenable dans le monde, mais aussi
de nourrir 9 milliards de personnes en 2050. Pour combattre ce fléau, Il faudra donc
mobiliser toutes les ressources humaines, techniques et financières pour développer
solidairement des projets entre acteurs engagés.

L’association Alliés
· Créée en 2004, l’association ALLIÉS est membre de l’Alliance Internationale contre la
Faim, initiative soutenue par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et
l’Agriculture).
· ALLIÉS est un réseau multisectoriel d’acteurs institutionnels et privés : ministères,
collectivités territoriales, médias (Canal+,…), entreprises (Sodexo, Veolia, JTS semences,
…), organisations agricoles (Chambres d’agriculture, GNIS, FNCUMA, …), centres de
recherche et ONG (Action contre la faim, AFDI : Agriculteurs français et Développement
international, Pro Natura International,…).
· ALLIÉS informe, suscite des projets, multiplie les synergies et partenariats, en France et
dans le monde."

24/11/2009

PAS NOUVEAU: Mars goûts chien, chat, rat, singe /NOT NEW:Mars flavours dog, cat, monkey, rat and other tastes

MarsKiller.jpg
http://marscandykills.com/#null
marsKillers.pdf

Étant très impliquée dans les associations de défense animale, environnementale et autres causes éthiques, je suis invitée aujourd'hui par PETA à envoyer une pétition contre la vivisection/ les tests cruels sur animaux, à ma grande surprise, au groupe MARS...

On a tous encore en tête les tests de maquillage effectués sur les animaux dans des tortures insoutenables et inexcusables aujourd'hui, compte tenu des progrès techniques qui permettent de procéder à ce genre d'expérience sur de la peau similaire à celle humaine recrée en laboratoire. Mais qui penserait que des atrocités similaires seraient perpétrées par un Papa gâteau appelé Mars jusqu'à "faire péter la sous-ventrière" de nos "puppies" et autres meilleurs amis de l'homme à coup de barres chocolatées et de bonbons ?

Sur toutes les lèvres se lit encore le sang rouge des baleines ou des phoques utilisés à titre de graisse bon marché pour rouges à lèvres, ou les mannequins lapins et chatons jetables à usage unique pour mousse à raser et autres crèmes dépilatoires.
Sans compter les gentes canine ou primate qui passent jusqu'à épuisement de leur stock pileux au labo de coiffure des Docteurs Hyde pour essayer les dernières colorations en vogue, shampoing et autres produits esthétiques aux pouvoirs corrosif, urticant, allergène, toxique, brûlant voir mortel avant mise sur le marché humain.
En revanche, qui se douterait qu'un Mars ou un bonbon, ne nécessitant aucun test sur animaux d'un point de vue légal, se soumettrait volontairement -sans doute par soucis d'éthique - à pré tester la nocivité de leurs produits en gavant et écorchant vivant des animaux pour observer leur digestion avant de les tuer après ces séances sadiques d'études. Au menu au choix: Artères de rats gavés aux ingrédients chocolatés et saignés à vif; souris fourrées aux bonbons et jetées vivantes pour une baignade en piscine remplie de peinture blanche et d'eau, animaux cacaotés et passés au dioxyde de carbone avant un pontage cardiaque fatal digne des médecins de Molière.

Et pourtant les plus grands concurrents du groupe Mars se sont prononcés contre de telles exactions sur les animaux et cherchent des alternatives plus éthiques après avoir écouté et entendu les arguments de l'association PETA.
(source Peta et http://marscandykills.com/#null)
http://marscandykills.com/#null

JL